Abomination numéro 3: Wolverine et Kate Bekinsale la vampire au pays des loups garous et Dracula.

Publié le par Leon9000

Je précise que je fais le test des films du moins catastrophique au plus abbérant et que chaque film mérite 0 étoiles mais comme la note ne figure pas sur les blogs allocine, j'en mettrais donc une à chacun.

Alors, la voilà, la première abbération, et hum qu'elle est belle, qu'elle est grande, dire que je suis allée la voir au cinéma. Mais attention, ce film avait un potentiel énorme, et en aurait pu se retrouver avec l'un des meilleurs films d'aventure de ces dernières années, mais non il a fallu que le réalisateur fasse n'importe quoi avec tout le budget qu'il avait. De quel film s'agit t-il? Mais bien sûr du grandiose Van Helsing voyons!

C'était censé être le parcours d'un aventurier aux pays des cauchemars. Ce sera le parcours d'un pauvre spectateur en plein cauchemar pendant deux heures.

Mais comment peut t-on gâcher un tel potentiel? C'est quand même stupéfiant. L'idée de base était pourtant excellente, suivre des aventures à la Indiana Jones d'un chasseur de magie noire affrontant le sombre comte Dracula, le vampire disposant de goules et autres loups garous pour sa protection. Mais là où le principe fait naître les plus grands espoirs, le réalisateur Stephen Sommers ( la Momie, Jumanji...) fait naître les pires craintes dés le commencement du film, tant l'ambiance gothique des créatures fantastiques semble avoir été massacré par le réalisateur. En premier lieu, ce qui frappe dés le début c'est un déluge d'effets spéciaux impressionant qui dénature complètement l'ambiance du film et qui fait passer Georges Lucas pour un amateur de playmobils à côté de Sommers.

Et surtout, pour allez savoir quelle raison,  le réalisateur a décidé de prendre cet univers trés sombre totalement du second degré, transformant un milieu censé être trés opressant en une espèce de surprise party d'Halloween totalement ridicule qui donne lieu à des scènes d'une banalité affligeante. Mais à la limite ce choix auraît pu s'avérer avantageux, aprés tout le même style était utilisé dans la momie et Jumanji et il fonctionnait trés bien mais au lieu de pousser à fond son délire, Sommers se prend au sérieux et instaure une espèce d'aspect dramatique à ses personnages, qui fait que quand le film ne fait pas rire, il exaspère avec des scènes d'une émotion aussi réelle et crédible que les effets spéciaux du film, un aspect qui avait déjà beaucoup coûté au Retour de la Momie.

Alors autant dire, qu'au bout du compte, on assiste à un massacre total de l'univers: Dracula apparaît comme une espèce d'homosexuel complexé, le personnage de Kate Bekinsale apparaît d'une tristesse ridicule (le message du film: si tous vos proches sont morts, suicidez vous, ça vaut mieux et je n'invente que dalle), les loups garous ne servent qu'à montrer les nouvelles performances dans les images de synthèse, Frankestein se veut être un pauvre petit monstre qui veut vivre en paix mais le spectateur en arrive au point qu'il veut surtout le voir crever et Van Helsing, bien que Hugh Jackman semble prendre beaucoup de plaisir à jouer son personnage, ressent une sorte de remords vis à vis de son métier cruel qui apparaît vite comme totalement ridicule. Ainsi on assiste à un véritable massacre des mythes et légendes, et tandis que Coppola avait su dans son superbe Dracula donner une ambiance inquiétante et fantastique à l'univers du vampire, Sommers malgré les impressionants moyens dont il dispose réussit à rendre insupportable ce qui aurait pu être un excellent divertissant, tant l'ensemble apparaît ridicule, pitoyable et vraiment abbérant. Je n'ose imaginer ce qu'aurait donner un Van Helsing aux commandes du grand Peter Jackson opposant Hugh Jackman à un Christopher Lee plus sombre que jamais. Hélas, hélas, tant de potentiel gâché.

Hugh Jackman et Kate Beckinsale. United International Pictures (UIP)

On a jamais assister à un tel massacre d'univers malgré des moyens pharaoniques.

Et il va sans dire que rien à côté du film ne vient rattraper ce monumental désastre. La musique donne envie de se tirer une balle tant elle amplifie même la médiocrité des scènes, les scènes d'action n'ont qu'aucune intensité et ne sont qu'un déluge d'effets spéciaux aussi ennuyeux les uns que les autres, et il est presque inutile de dire que le scénario est une calamité avec des évènements prévisibles dés le début du film. On attend, on attend et on espère que le film s'améliora, même vers la fin on veut espérer mais que de déception, c'est même de pire en pire dans la médiocrité et la banalité et on commence à assister à tous les clichés possibles et imaginables et on atteint le sommet lorsque Kate Bekinsale se lance vers un loup garou en criant "POUR DIEU" et le spectateur risque effectivement de vite rejoindre Dieu s'il a des tendances suicidaires, mais en tout cas il vaut mieux se barrer en courant quite à avoir payer six euros pour rien mais ça vaut mieux que de subir ce cauchemar cinématographique jusqu'au bout.

Kate Beckinsale et Hugh Jackman. United International Pictures (UIP)

Et bien sûr, on n'échappe pas à la romance bidon à la starwars 2 mais de toute façon on est même plus à ça prés.

Voilà voilà, au bout du compte c'est surtout l'énorme potentiel de Van Helsing qui fait qu'on ne peut être que désespéré du début à la fin du film, véritable monstruosité de ridiculité et de médiocrité. Pourtant, tout semblait réuni pour faire un excellent divertissement, mais quand on choisit de faire n'importe quoi avec son film, les moyens mis en place ne servent plus alors qu'à renforcer la déception du spectateur devant tant de travail gâché. Mais bon, fort heureusement la perspective d'un Van Helsing 2 semble avoir été écartée pour notre plus grand soulagement. Une par contre qui aurait mieux fait de ne pas avoir de suite, c'est Lara Croft.



Publié dans Films du jour

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