Bilan cinématographique de l'année 2007!!!

Publié le par Leon9000

L'année 2007 est derrière nous et c'est l'heure du traditionnel bilan. Pour la deuxième fois depuis sa création, "le Royaume des rêves" refait le point sur l'actualité cinématographique de l'année passée. Si l'on compare ce nouveau bilan à celui de l'année 2006; le cinéma semble s'être mieux porté cette année. Plus de régularité dans la qualité, de nombreux films intimistes qui venaient équilibrer la machinerie hollywoodienne, des surprises inattendues amenant l'émotion et les larmes, les films de 2007 ont su offrir un spectacle très convenable et ce, malgré les nombreux genres présents cette année qui ont engendrés des émotions variées mais toujours fortes telles que l'évasion pendant quelques heures dans l'imaginaire, le rire, l'espoir mais aussi la tristesse ou la confusion. Bien sûr, on n'aura pas échappé à la baisse de régime de l'été ni à quelques aberrations fâcheuses, mais dans l'ensemble 2007 a été un bien meilleur gage de qualité que l'année précédente qui passait d'un extrême à l'autre.

Néanmoins, il faut avouer que si le niveau général des films était excellent, cette année aura manquée d'oeuvres coup de foudre. Autrement dit, si nombreux furent les films à procurer un plaisir certain, les oeuvres dont on se souvient encore des années plus tard avec précision ou qui marquent l'esprit pendant longtemps, furent moins au rendez vous bien que non inexistantes. La faute sans doute à un manque de films attendus au tournant ou de grandes têtes d'affiches, un problème qui devrait être remédié en 2008. Si vous avez consulté les précisions cinématographiques de 2008 (la Minute d'Allociné en propose un bilan clair et rapide) , vous avez pu constater que l'année qui arrive sera riche en évènements, dont le plus moindre n'est certainement pas le retour quasi divin d'un certain aventurier au chapeau et au fouet. Mais ne nous précipitons pas encore vers ce qui nous attend, revenons encore un peu en arrière avec le classement habituel des 15 meilleurs films de l'année 2007 qui aura bien méritée qu'on lui consacre un petit bilan.





Classement cinéma 2007




  1. Spiderman 3


La palme d'or de l'année revient à cette conclusion extraordinaire d'une trilogie qui ne l'est pas moins. L'oeuvre eut droit à l'article le plus long consacré à un film de l'année 2007 car c'est justement sa générosité et son envergure qui le placent en tête du podium. Malgré les quelques dérives patriotiques du dénouement, Spiderman 3 offre un pur plaisir cinématographique grâce à sa réalisation totalement relâchée multipliant les audaces inattendues dans un film du genre. Spectaculaire, drôle, émouvant et héroïque, cette oeuvre montre que le fruit de la passion d'un véritable fan peut permettre de concrétiser les plus grands rêves.

2. Sunshine


S'imposer comme l'héritier de 2001, l'Odysée de l'espace n'est pas chose aisée et c'est pourtant le pari incroyable relevé par Danny Boyle. Le réalisateur allie la claustrophobie et la fascination de l'inconnu du chef d'oeuvre de Kubrick à un usage formidable des couleurs, permettant d'alterner deux ambiances radicalement opposées, la froideur métallique du vaisseau à la chaleur flamboyante du soleil. Cette atmosphère captivante et la mise en scène très soignée de l'oeuvre font de Sunshine une grande réussite de la science fiction intelligente et psychologique.




  1. Le secret de Terabithia


Ici, ce sont les rêves qui règnent en maître, ou du moins la fascination qu'ils procurent quand la réalité s'assombrit. Loin de l'image apparemment naïve de l'oeuvre, le secret de Terabithia est un film émouvant et parfois amer sur la difficulté de vivre dans l'imaginaire et de se séparer du monde de l'enfance. L'oeuvre dresse néanmoins un message d'espoir et malgré la simplicité de sa construction, elle réchauffe le coeur en rappelant que les rêves sont éternels.





  1. La cité interdite.


Zhang Yimou prouve une fois de plus son talent de metteur en scène avec cette fresque épique titanesque où son incroyable maîtrise des couleurs impressionne. Après s'être servi des nuances de couleurs pour servir la narration de Hero, dépeindre la beauté des sentiments dans le Secret des Poignards Volants, le réalisateur explore cette fois ci la démesure et la richesse masquant la perfidie des émotions. Plusieurs plans ressemblent à des oeuvres d'art et la cité interdite impressionne tout le long par son extravagance et sa folie visuelle.



  1. Inland Empire


David Lynch, maître de l'étrange et de l'exploration macabre de l'esprit humain, signe une nouvelle oeuvre d'une telle complexité qu'elle ferait passer Mulholland Drive pour un agréable épisode de série B. La confusion véhiculée par l'oeuvre est presque trop grande car elle amène l'exaspération devant tant d'éléments incompréhensibles, mais néanmoins il s'agit bien là d'un film unique, où vous baignerez pendant trois heures dans le vide et l'absurde, pour en sortir au mieux avec un sacré mal de tête et une envie furieuse de déceler les mystères du film et d'en débattre avec votre entourage.




  1. A la recherche du bonheur.



La meilleure surprise de cette année 2007. Ce film, extrêmement émouvant, est porté par un Will Smith attachant et particulièrement impliqué dans son personnage. Ici, pas d'artifice ou de grande prouesse cinématographique, seulement l'émotion devant la difficulté de vivre et de continuer à se battre. A la recherche du bonheur est une oeuvre magnifique porteuse d'espérance et qui montre qu'il ne faut jamais oublier que la vie est belle.



  1. Rocky Balboa


Inutile d'être un fan acharné du boxeur pour apprécier cette oeuvre touchante traitée avec justesse par un Sylvester Stallone qui offre un très beau dénouement à son personnage culte. Rocky Balboa revient avec nostalgie sur la manière dont finir sa vie après tant d'évènements derrière soit, tout en restant fidèle à sa valeur première: combattre encore et toujours et ne jamais se complaire dans l'abandon. Un véritable cri d'émotion hurlant que l'homme peut encore aller de l'avant même en approchant au terme de sa vie.


  1. American Gangster.


Le nouveau film de Ridley Scoot se présente comme une oeuvre ambitieuse mélangeant habillement documentaire sur le marché de la drogue durant les années 70 et polar intriguant. La reconstitution est extraordinaire, un travail minutieux ayant été fourni pour retranscrire les mentalités de l'époque. Mais outre la réalisation impeccable de Ridley Scoot, l'oeuvre vaut surtout pour le face à face entre deux grands acteurs: Russel Crowe en flic assez blasé et surtout Denzel Washington qui crève l'écran dans un rôle lui permettant de jouer entre une classe monstrueuse, un calme glacial et une colère explosant à tout moment. L'histoire d'American Gangster est davantage celle du malfrat que du représentant des forces de l'ordre, et c'est bien ce qui en fait son intérêt.



  1. Le Rêve de Cassandre

Ce nouveau Woody Allen permet au réalisateur de changer un peu ses mécaniques en se concentrant sur des personnages de classe moyenne en quête de richesse. Pour le reste, le metteur en scène nous livre ses habituels dialogues savoureux et son excellente direction d'acteurs avec un Colin Farell que l'on n'avait pas vu aussi performant depuis bien longtemps. L'accent est davantage mis sur l'intensité dramatique que sur l'immoralité de l'histoire, celle ci rappelant par moments ces bonnes vieilles intrigues policières à l'ambiance british maniant aisément le suspense et le réalisme d'une intrigue.




  1. La Vengeance dans la peau.


Paul Greengrass offre un solide dénouement à la saga Jason Bourne qui culmine les qualités des précédents opus. Sans forcément verser dans une grande originalité, l'oeuvre s'appuie sur une mise en scène par caméra sur épaule, rendant l'action très immersive et sur une accumulation de rebondissements grâce à un scénario travaillé et ingénieux. La Vengeance dans la peau est l'un de ces rares films d'action qui parviennent à trouver un bon équilibre entre le divertissement de masse et des propos plus intimistes menant à une réflexion sur les évènements de notre époque.


  1. Les Simpson


La meilleure série humoristique de la télévision rejoint enfin le grand écran pour l'un des plus grandes délires qu'on ait vu depuis longtemps dans les salles obscures. Toutes les qualités de la série sont réunies dans ce long métrage avec principalement son humour efficace prenant souvent à contrecoup et ses références grinçantes à la vie de tous les jours. Pas une minute ne s'écoule sans une avalanche de gags à répétition et cela faisait si longtemps qu'on ne s'était pas autant marrer au cinéma qu'on ne peut que suivre le premier mot de Maggie: "Une suite?".




  1. L'assasinat de Jesse James par le lâche Robert Ford.



Cette oeuvre centrée sur une véritable légende du Far West se démarque en bien des aspects d'un Western classique. Son aspect mélancolique et contemplatif ainsi que l'humanisme avec laquelle est traitée l'histoire permettent au film de dresser un portrait finalement plutôt sombre d'une des grandes figures du rêve américain. Malgré ses longueurs parfois excessives, l'oeuvre se laisse regarder avec mélancolie devant ces images de légendes vivantes derrière lesquelles se cachent des êtres humains perdus et seuls.





  1. Les contes de Terremer


Tenter de réaliser un film d'animation quand son père s'appelle Hayao Miyazaki, génie divin de l'animation Japonaise, est assurément un signe d'une grande ambition. Un projet d'autant plus louable lorsque l'oeuvre présentée est digne d'intérêt. Certes, la réalisation est très loin d'égaler la magnifique mise en scène du père, le rythme du récit n'est pas toujours très maîtrisé, et la manière de dévoiler l'imaginaire n'arrive pas à la hauteur du talent incroyable du père Miyazaki pour conter les histoires. Cependant, l'univers envoûtant de l'oeuvre, avec ses influences de la mythologie européenne, et son caractère intimiste servi par des propos d'une profonde sincérité font des Contes de Terremer un film intriguant dont on se laisse facilement porter par la magie et la beauté des sentiments. Malgré ses quelques maladresses, c'est un début tout à fait honorable si l'on compare aux premiers films du père Miyazaki qui étaient bien moins aboutis que ses oeuvres futures. Espérons donc que ce n'est que le premier chapitre d'une longue carrière à venir.



  1. 300.


Parmi tous ses films qui tentent le pari pas du tout commercial d'impressionner le plus possible le public avec dix mille effets spéciaux par seconde, c'est pourtant 300 qui remporte la palme du film le plus impressionnant sur grand écran. Malgré ses faiblesses narratives prévisibles et une tournure parfois assez ridicule de l'histoire, le film est une véritable perle visuelle, chaque plan a subi un travail minutieux pour être le plus agréable à regarder à l'écran. Cette beauté visuelle a également comme principal attrait de renforcer l'atmosphère mythologique de l'oeuvre, beaucoup plus proche de la furie de l'Iliade qu'un certain Troie. Que du plaisir visuel donc, mais quel plaisir. Si vous avez manqué ce film sur grand écran, c'est regrettable car il s'agit assurément d'une oeuvre qui ne se déguste pleinement que dans les salles obscures.



  1. Ocean Thirteen.



On ne change pas une recette qui marche, et Ocean Thirteen s'en sort de toute manière très bien. Utilisant les mêmes ficelles des précédents opus à savoir une réalisation ultra stylisée, un casting 5 étoiles et une bonne dose de divertissement et de dérision, cet opus manque principalement d'une présence féminine au milieu de ses stars masculines. Une absence totale d'originalité donc mais on en redemanderait encore avec plaisir.



Voici donc la fin de ce classement de l'année 2007. Si vous voulez le comparer à celui de l'année 2006, je vous invite à suivre le lien suivant: http://royaumedesreves.blogs.allocine.fr/royaumedesreves-73886-bilan_et_classements_de_lannee_2006.htm

De même que si vous souhaitez plus d'informations sur les films présentés, vous pourrez retrouver des critiques plus complètes de tous les films vus en 2007 dans la partie "News cinéma".

Je tiens néanmoins à mentionner également le film Zodiac de David Fincher. Si l'oeuvre était desservie par un aspect documentaire très poussé et presque anti-cinématographique, le film ne manquait pas d'ambition, de part la recherche minutieuse de son scénario et le soin apporté à la mise en scène.


Voici à présent comme l'année précédente, d'autres critères d'évaluation de cette nouvelle année cinématographique.


Déception de l'année.



Boulevard de la mort.


Le grand coup de gueule de cette année 2007 revient bien sûr au Boulevard de la mort de Quentin Tarantino, qui a permis au réalisateur de perdre une grande partie de son prestige en l'espace d'un film. Tarantino a toujours assumé son cinéma basé sur de multiples références qui lui tenaient à coeur. Si les détracteurs trouvaient le principe quelque peu simpliste et enclin à la facilité, le résultat avait été jusqu'alors un régal cinématographique, du moins la plupart du temps. Mais lorsque l'oeuvre proposée est une aberration titanesque, à la réalisation aussi médiocre que l'intrigue de bas étage ou l'interprétation d'acteurs de seconde zone, il y a de quoi faire grincer les dents. Plat, ennuyeux, pauvre et finalement manquant cruellement d'ambition, voici une oeuvre dont la médiocrité en devient presque ridicule, si ce n'est sidérante, et qui voudrait faire croire qu'en mettant deux, trois bonnes idées à droite à gauche, on peut crier au film original de l'année. Le contexte de base aurait pu donner un divertissement agréable et très décalé, Tarantino aura préférer détruire une grande partie de l'impact de sa manière de tourner, déjà sujet à maintes critiques et qui risque bien de ne plus trouver écho nulle part, si le cinéaste ne se motive pas pour réparer cette immense erreur.



Le plus regretté



Lettres d'Iwo Jima.

Ken Watanabe. Warner Bros. France


Alors que son jumeau américain était sorti sur toutes les salles, le regard Japonais de la bataille aura eu droit à une bien faible distribution, tout simplement parce qu'après avoir fait l'effort de tourner l'oeuvre en japonais il était normal que Clint Eastwood veuille que le film soit visible en VO. Dire qu'il s'agit d'une politique consternante est un euphémisme, d'autant que le premier film sur l'armée américaine avait été présent dans le classement de l'année dernière, et que ce nouveau regard aurait dû être beaucoup plus intense et original étant donné son concept audacieux et fort louable.


Grand navet de l'année


And the winner is...L'immense Pirates des Caraibes troisième du nom, aussi inutile que lamentable. Mais le plus triste est sans doute l'impressionnant succès remporté par une oeuvre pesante et niaise où l'enjeu le plus important semble être de déterminer qui va s'envoyer en l'air Keira Knightley et où même l'humour de Johnny Deep finit par devenir rébarbatif. Dire qu'un tel désastre cinématographique est en troisième position au box office mondial...Y a pas à dire, c'est triste.


Voici maintenant quelques critères plus précis.



Meilleur acteur

Denzel Washington et Russell Crowe. Paramount Pictures France

Denzel Washington dans American Gangster.


A noter toutefois les grandes performances de Will Smith (A la recherche du bonheur), Colin Farell(le rêve de Cassandre), Brad Pitt et Casey Affleck dans Jesse James et également Chow Yun Fat (la cité interdite).


Meilleure actrice.

Gong Li. SND

Gong Li dans la cité interdite.



Meilleure musique.


L'année fut un peu pauvre en musique d'anthologie, c'est donc celle de Spiderman 3 qui se démarque, malgré l'absence de Danny Elfman derrière le film.


Meilleurs effets visuels.


300, Sunshine et Spiderman 3.


Meilleur montage.


American Gangster et la Vengeance dans la Peau.



Meilleure photographie.


Inland Empire et la cité interdite.


Meilleur scénario.


Inland Empire et le rêve de Cassandre.


Meilleur réalisateur.

Chris Evans et Cillian Murphy. Twentieth Century Fox France


De ce point de vue là, cette année aura été particulièrement propice avec les grandes performances de Ridley Scoot, Sam Raimi, David Lynch, Paul Greengrass ou encore Zhang Yimou. Mais la grande révélation de cette année fut quand même Danny Boyle qui livra une réalisation particulièrement soignée et à la qualité inattendue dans Sunshine.




Meilleure réplique.


"Ce chapitre, ce tout petit chapitre...Je l'ai appelé "Bonheur"..."


Will Smith dans A la recherche du bonheur.



Meilleure scène de l'année 2007.


Peter Parker dansant au milieu de la rue, tout de noir vêtu, dans Spiderman 3.



Voilà donc le deuxième bilan d'une année cinématographique sur ce Blog. Il y en aura bien d'autres et d'ici là, je vous souhaite une dernière fois une très joyeuse année 2008, en espérant que le cinéma nous livrera toujours autant d'émotions et de rêves.



Publié dans Classements

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Commenter cet article

Darkskywalker 23/03/2008 00:50

Merci à toi greg!
2008 s'annonce en effet plein de bonnes surprises, et les quelques films déjà présentés dans l'année sont d'un bon niveau, espérons que cela se poursuivra.

greg 27/01/2008 16:00

tres bon bilan, j'aime beaucoup ton blog ( on se tutoie entre cinéphile^^ enfin après c est comme vous voulez ^^)
les articles faisant les bilan de l'annee sont tres bien commentés ..
je pense que 2008 va prommettre ^^