Casino Royale: James Bond change de registre et mise tout sur une partie de poker. Mission parfaitement accomplie.

Publié le par Leon9000

Il s'appelle Bond. James Bond. Il a été crée par Ian Flemming et du roman au cinéma, il est devenu l'agent secret le plus célèbre de la planète. Il aime le Vodka Martini, les voitures et les belles femmes et doit par ailleurs sauver le monde à maintes reprises. Mais durant sa vingtaine de missions, James Bond changea souvent de figure. Il fut rendu mythique par Sean Connery et son immense classe, auquel succéda avec brio Roger Moore qui ajouta une touche de raffinement et d'humour supplémentaire au personnage. Et aprés quelques autres incarnations qui n'entrèrent pas dans l'histoire, arriva finalement Pierce Brosnan avec ses gadgets en pagaille, ces scènes d'action extravagantes et son noeud papillon toujours impeccable. Puis, alors que la série aurait pu continuer pendant longtemps sur une même lancée (les épisodes de Brosnan étant les plus grands succés au box office de la série), on annonca un autre visage pour incarner James Bond, celui de Daniel Craig (Munich, Tomb Raider) l'acteur au regard d'acier et à l'allure athlétique. Trés vite, les plus vives critiques furent émises à l'encontre de cette nouvelle incarnation de James Bond, et elles gagnèrent rapidemment de l'ampleur, les fans allant jusqu'à appeller au boycott du film pour la simple et bonne raison qu'en regardant Daniel Craig, on y voit davantage au premier abord l'image d'un méchant de James Bond que James Bond lui même.

Toutefois, l'image que le public a de James Bond va totalement changer et cela, nous le devons à Casino Royale qui apporte une dimension totalement nouvelle au personnage, pour notre plus grand bonheur car James Bond, en refaisant peau neuve, signe ici de loin sa meilleure mission et trace un bel avenir à sa saga éternelle.

Daniel Craig. Gaumont Columbia Tristar Films

Vous ne verrez plus jamais James Bond de la même façon.

Regard de glace, coeur de pierre, âme dépourvue de pitié, tueur implacable: les nouveaux caractères de James Bond confèrent au personnage une psychologie plus poussée, l'espion quittant son aspect quelque peu stéréotypé pour gagner en profondeur et en crédibilité. Ces ajouts de sentiments nouveaux à la saga sont largement les bienvenus, car ils apportent une touche supplémentaire de tension tout au long du film, où les actions de James Bond gagnent en intensité par leur violence et leur brutalité. Mais attention, James Bond reste James Bond. Ainsi, les répliques tranchantes du personnage sont toujours présentes, de même que son sang froid destabilisant pour ces adversaires eux mêmes toujours aussi diaboliques, les belles voitures sont toujours là et la classe légendaire du personnage aussi, elle n'est même que renforcée que le gain de maturité de 007. Ainsi, les éléments qui ont fait le succés de James Bond sont là et avec eux viennent de nouveaux apports qui ne font qu'améliorer considérablement l'ensemble, et le sentiment dans Casino Royale que l'on assiste à la meilleure performance de l'agent secret est présente du début à la fin. Dans cette nouvelle aventure, se succèderont scènes d'action incroyables, James Bond misant beaucoup moins sur ses gadgets et les situations abracadabrantesques mais sur sa force brute pour se débarasser de ses adversaires qu'il poursuivra au moyen des cascades les plus incroyables de la série pour donner les meilleurs affrontements de la saga, la violence et la brutalité de ces scènes d'action ne les rendant que plus efficaces. Mais il y a aussi des scènes dans la pure veine de James Bond avec une partie de Poker d'anthologie menée de main de maître par un excellent scénario se recentrant plus sur l'espionnage de la série et étant d'autant plus étonnant qu'il prend en compte des évènements de l'actualité internationale récente. ,Casino Royale se rapproche d'ailleurs davantage de la saga littéraire de Ian Flemming dont le James Bond avait bien des similitudes avec le personnage de Daniel Craig dont il faut louer la performance, car en réutilisant tout ce que ses prédecesseurs avaient mis en place avant lui pour rendre 007 mythique, et en y ajoutant ses propres atouts, l'acteur s'impose comme la nouvelle incarnation de James Bond, son regard d'acier transperce l'écran, et dans son smoking impeccable, la classe de l'agent secret est plus flamboyante que jamais.

Daniel Craig. Gaumont Columbia Tristar Films

Plus violent et brutal, James Bond impose une image plus marquante que celle auquelle on était habitué.

Daniel Craig. Gaumont Columbia Tristar Films

Mais il reste James Bond avec son aspect fantasmagorique.

Daniel Craig. Gaumont Columbia Tristar Films

Et sa classe légendaire.

Mais il n'y a pas que James Bond qui est au meilleur de sa forme, tout son entourage semble être animer de la même volonté que de conquérir le spectateur. James Bond fait face à son adversaire le plus machiavélique et efficace, tandis qu'Eva Green est parfaite en James Bond Girl, ajoutant beaucoup plus de profondeur à son personnage, ce que bien de ses prédecesseuses ne s'étaient pas donner la peine de faire. Et que dire de la réalisation, de loin la meilleure de la série. Lorsqu'on regarde Goldeneye, opus également mis en scène par Martin Campbell, le réalisateur de Casino Royale, la différence est frappante; sans doute la motivation de Campbell de mettre un terme aux critiques lancées contre le film a été extrêmement forte car à travers le film, transparait réellement une volonté de donner du spectacle réussi, de convaincre le public que le nouveau virage entrepris par James Bond était une excellente idée. Mission réussie à cent pour cent: chaque aspect du film ne fait que renforcer l'idée que l'on se trouve face à face du meilleur James Bond qui soit, même le générique de début généralement assez rébarbatif est cette fois ci trés efficace par ses animations originales et sa musique plus entraînante que d'ordinaire. Quant à la bande son générale du film, on assiste à travers les notes à une véritable glorification du mythe James Bond. Oui, ceux qui ont cru en Daniel Craig et en Martin Campbell ont eu raison, Casino Royale s'impose comme la montée en puissance de la saga de 007, plus belle que jamais.

Daniel Craig et Mads Mikkelsen. Gaumont Columbia Tristar Films

Compte tenu de la taille de la saga, et de son histoire déjà immense, le virage entrepris par Casino Royale n'en était que plus risqué et du même coup, la réussite du film n'en est que plus admirable.

On pourrait s'attarder sur quelques éléments génants du film parmi lesquels une romance trés vite lassante (comme beaucoup d'autres) et une publicité un peu trop présente (oui, on a compris que James Bond utilise un Sony Erricson) , mais cela ne vaut pas vraiment la peine tant le sentiment de réussite domine ce film qui rehausse la saga James Bond à un degré de qualité largement supérieur à celui qui était généralement attitré à la saga. On ne peut qu'espérer que ce nouveau départ obtiendra le grand succés qu'il mérite et que la saga poursuivra sur l'excellente lancée commencée avec Casino Royale. En tout cas, le feu vert est largement donné pour deux, trois autres James Bond de ce même style, et si la saga continue à s'améliorer de la même manière que Casino Royale l'a fait, même les allergiques de la série risquent bien d'accrocher. James Bond, plus éternel, plus puissant, plus Bond que jamais.



Publié dans Films vus en salles

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Matteic 05/12/2006 19:47

Je l'ai vu il y a dix jours et je n'en ai toujours pas décollé... Je passe mon temps à chercher des fanfics sur le film (je suis une dingue de fanfics), il y en a quelques unes sur ff.net mais peu quand même, le film est trop jeune.
Le film est une pure merveille, largement meilleur que ceux avec Brosnan. Et franchement, un Bond blond, ça ne m'a pas dérangée (bon, je me balançais totalement du fait qu'il soit blond avant de voir le film...). Les dialogues sont une pure merveille, les scènes d'action vous collent au siège, le générique est à se décrocher la mâchoire, la violence est tolérable malgré tout ce qui a été dit dans la presse (pour la scène de torture, je m'attendais plus ou moins à une dissection pure et simple...). Mon seul regret est que Daniel Criag n'a signé que pour 2 autres films !

harry 26/11/2006 18:25

Bon...alors je le trouve simpa, c'est un bon divertissement, on se fait pas ch...une seconde c'est sur, mais après la classe de bond a un peu disparu (même si l'acteur est pas mauvais) et les gadgets sont absent (DOMMAGE JADORAIS LES PTITS DENTIFRICES EXPLOSIF ET AUTRE).