DOSSIER: DUNE

Publié le par Leon9000

                                            DOSSIER DUNE

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour le troisième dossier de ce Blog, l’œuvre mise en avant sera l’un de mes nouveaux coups de cœur littéraires, une série de science fiction depuis fort longtemps reconnue et considérée par beaucoup comme une œuvre majeure de la science fiction, au même égard que le Seigneur des Anneaux l’est pour la fantasy. Il s’agit du cycle de Dune écrit par le grand Frank Herbert. A sa sortie, le premier volet de Dune reçut le prix Hugo 1966  et Frank Herbert donna de nombreuses suites à son œuvre culte pour un total de six volumes centrés sur son univers. Le livre est parvenu à nos frontières grâce à l’effort de l’éditeur français Gérard Klein qui eut des difficultés à faire traduire cette histoire extrêmement complexe et difficile par bien des aspects. Mais le succès fut au rendez vous, et depuis de nouveaux fans font leur apparition à travers les générations. Et cette année, ce fut à mon tour d’adhérer à l’univers d’Arrakis et de Paul Atréides-Muad’Dib. Dune étant une série de science fiction qui m’avait longtemps attirer et qui, finalement, fut conforme à mes attentes, elle mérite amplement un dossier consacré à son univers et aux divers extensions qu’il connut. Alors, trêves de présentation, laissons la place à l’œuvre culte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

              LE CYCLE DE DUNE PAR FRANK HERBERT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                         LE COMMENCEMENT :  DUNE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour beaucoup de ceux qui connaissent uniquement le livre de réputation ou bien à travers les diverses adaptations qui ont suivies au fil des années, la première image qui vient à l’esprit à l’évocation de Dune est probablement celle d’un ver des sables géant parcourant une planète désertique nommée Arrakis ou Dune, une planète qui est le cadre principal de toute la saga. Bien sûr, réduire Dune à cette simple vision est presque une insulte à l’œuvre de Herbert. Si le livre présente un cadre visuel extrêmement travaillé et un univers qui paraît parfaitement crédible, c’est en grande partie dans le fond, et non dans la forme, que réside la grande force de Dune. Sur la forme, le livre fait pourtant preuve d’un travail hors pair, dés le premier volet de sa saga de science fiction, Frank Herbert met en place un nombre impressionnant de cultures et d’institutions différentes, chacune étant visiblement le fruit d’un intense travail de recherche afin de rendre le plus crédible possible l’univers d’Arrakis. Pour cela, l’écrivain prend son temps  pour écrire, il n’accélère pas inutilement l’action pour donner plus de rythme à l’histoire car avant tout l’objectif du livre est de faire vivre les personnages et l’environnement qui les entoure. Pour cela, mission totalement réussie,  les différentes intrigues de l’histoire sont parfaitement cohérentes, les protagonistes ont des réactions toujours compréhensibles et si le désert d’Arrakis est le seul décor régulier de la saga, il est extrêmement vivant au point qu’on sentirait presque la chaleur qu’il dégage, l’éclat des deux Lunes le soir ou le vent fouettant le visage lors de la chevauchée d’un ver. Pour cela, l’écrivain n’hésite pas à abuser des dialogues et à consacrer régulièrement plusieurs pages aux seules pensées des personnages, un aspect qui pourra paraître un peu rébarbatif à certains mais le résultat est là : rendre crédible une telle histoire est déjà une belle réussite tant l’univers de Dune est pourtant plongé dans la science fiction et est très éloigné de notre Terre et de notre temps . Mais le cadre de Dune n’est pas l’atout majeur de la saga, tout l’univers de la série, toute l’histoire ne sont là que pour un seul but : illustrer les concepts et les problématiques que Frank Herbert pose tout le long du livre.

 

 

 

 

Là où l’écrivain réussit un véritable coup de maître, c’est qu’à partir d’un univers tellement ancré dans la science fiction, Herbert parvient à rattacher l’histoire à des éléments et des concepts totalement en rapport avec notre monde actuel. La guerre pour l’épice, les rivalités entre maisons, les programmes génétiques du Bene Gesserit, les pouvoirs de prophète conférés par le Mélange, les batailles épiques sous forme de croisades, tous ces mécanismes ne sont là que pour illustrer des thèmes tels que l’écologie, les relations de pouvoir entre la religion la politique et l’économie et les fondements mêmes de l’esprit humain. Dune se présente comme une réflexion globale sur les différents aspects de l’humanité, au point que plus on avance dans le récit plus Dune paraît comme un prolongement de la Terre et de ses maux. De telles réflexions donnent lieu à une intense complexité du récit, qui pourra en repousser plusieurs, une complexité se traduisant notamment par une profondeur remarquable dans la psychologie des personnages, aucun protagoniste de l’histoire n’est laissé à l’écart et ils profitent tous d’une longue analyse sur leurs sentiments respectifs. Bref, au delà d’un cadre pouvant paraître original mais sans relative complexité, se cache une intense réflexion sur des thèmes d’une actualité surprenante. Le premier Dune est déjà une œuvre magistrale de la science fiction à lui tout seul, Herbert parvient avec beaucoup de talent à partager ses profondes réflexions sur notre univers avec le lecteur tout en offrant un récit habillement construit, très détaillé, parfaitement crédible et qu’on a aucun mal à visualiser. Dune premier du nom possède une telle profondeur qu’il aurait pu se suffire à lui même, mais Herbert décida fort heureusement d’en faire une saga, ce qui lui permit de pousser encore plus loin son univers et de développer davantage ses diverses réflexions. Ainsi après le grand Dune vient sa suite le Messie de Dune

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                              LA SUITE: LE MESSIE DE DUNE

 

 

 

 

 

 

Le titre du livre laisse déjà apercevoir l’ambiance générale de l’histoire, profondément axée sur la divinité ainsi que la destinée et la fatalité. Avec ce livre, apparaît très vite un premier grand point noir qu’il me paraît nécessaire de mettre en évidence tout de suite car il se répétera par la suite à plusieurs reprises dans la saga : la répétition. En effet, le vrai point négatif qu’on puisse reprocher à Herbert est de se répéter souvent dans son récit, et le Messie de Dune met particulièrement en avant ce problème. En effet, le second volume de Dune est extrêmement court, comparer à son illustre prédécesseur, moins de la moitié du premier Dune. Cette faible quantité de pages est d’autant plus gênante que le livre suit le même principe que la deuxième partie de Dune 1 (je ne ferais pas de spoilers, il convient juste de préciser que le personnage de Paul Atréides-Muad’Dib est au centre de cette problématique) , d’où l’apparition assez évidente de la répétition. On ne s’en plaindra pas longtemps car toutes les qualités du premier Dune sont réunis à nouveau dans ce second volet mais c’est tout de même un aspect qui prête assez facilement à la critique pour qu’on puisse le remarquer.

 

 

Mais, passé outre cet aspect gênant, le livre se laisse très vite dévoré car on y retrouve un univers familier mais qui a intelligemment changé ainsi que des personnages dont on apprécie la maturité nouvelle. S’il reprend le principe déjà illustré dans le premier Dune, le Messie y apporte toutefois une conclusion suffisamment travaillée pour satisfaire le lecteur. Si le livre est moins épique que son prédécesseur, il est peut être toutefois le plus émouvant de la saga grâce à l’aspect humain très prononcé de Muad’Dib. Ainsi, le Messie de Dune, malgré sa petite taille et sa répétition après le premier volet, apporte véritablement une conclusion satisfaisante et émouvante aux questionnements du premier Dune. Et c’est là qu’un débat se déclenche souvent : beaucoup pensent en effet que Frank Herbert aurait dû arrêter à ce stade Dune, la trame principale conduite par Muad’Dib étant désormais achevée. Mais telle n’était visiblement pas l’intention de Frank Herbert qui n’avait pas du tout achevé sa saga puisque viendront ensuite quatre autres volets. Le troisième opus de la saga s’intitule « les enfants de Dune » et comme le titre le laisse facilement deviner, la descendance de Paul Atréides est au cœur de ce nouveau voyage. Les enfants de Dune constitue en quelque sorte la fin d’une première trilogie Dune, la fin d’une partie de l’historique de Dune avec une ouverture sur une nouvelle étape dans la mythologie de cet univers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                             LA FIN D’UNE PREMIERE TRILOGIE : LES ENFANTS DE DUNE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autant le dire, il n’y a pas grand chose de neuf avec ce troisième volet qui reprend beaucoup d’éléments instaurés dans le premier Dune en ne faisant que les développer. Une certaine répétition comme le Messie de Dune, mais qui cette fois ci passe sans doute avec plus de facilité en raison des nombreux rebondissements de l’intrigue (qui se traduisent par une taille du livre beaucoup plus importante que celle du Messie de Dune) et du sentiment global qu’une page de l’histoire de Dune est en train de se tourner. Le style littéraire de Herbert est toujours aussi efficace et l’univers de Dune est toujours aussi vivant, mais l’intérêt du livre est sans doute dans les conclusions qu’il apporte aux évènements des deux précédents volets. Tous les personnages des premiers opus sont présents, avec l’arrivée de nouveaux protagonistes pour conclure l’histoire. Rien de vraiment neuf sous les deux Lunes d’Arrakis, mais une intrigue recherchée et satisfaisante avec toujours les réflexions continues de Herbert. Toutefois pour beaucoup cet opus manque un peu d’âme, il est vrai qu’il pêche par le manque d’aura qui caractérisait autrefois Paul Atréides qui peut être considéré comme le pilier central de Dune.

 

 

Toutefois, s’il apporte des conclusions à l’histoire entamée par les deux précédents volets, ce troisième volet ne met pas un terme à la saga. Il laisse une ouverture pour un prolongement, une étape de l’histoire vient d’être franchie, les protagonistes ont joué leur dernier acte, mais l’histoire de l’univers d’Arrakis n’est pas encore terminée. C’est ainsi qu’avec le quatrième volet de la série intitulé L’Empereur Dieu de Dune, Frank Herbert donne une toute nouvelle dimension à sa mythologie et réalise un nouveau coup de maître.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                             LA NOUVELLE ETAPE : L’EMPEREUR DIEU DE DUNE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors attention, cet opus est un épisode très spécial de la saga Dune. Herbert change pour ainsi dire totalement de cap avec ce nouveau volume, et nous dévoile un récit totalement original et assez en décalage comparer aux premiers volets. Alors, bien sûr, ce changement d’horizon pourra en perturber certains, voir en déplaire à d’autres mais en choisissant une toute nouvelle voie pour sa saga, Herbert met radicalement fin à ce qui était le plus grand défaut de sa saga avant l’Empereur Dieu : la répétition. Et pour cause ! Herbert fait un bond de plusieurs millénaires dans l’histoire de Dune et ainsi le contexte écologique et politique d’Arrakis a totalement été transformé et on assiste à une véritable évolution surprenante de l’univers. Il est vrai qu’au début, le risque de se perdre dans tant de nouveaux éléments est assez important, mais une fois passé le premier contact, le plaisir de redécouvrir l’univers de Dune sous un nouveau jour est réel.  Par cet aspect vraiment innovateur depuis le premier Dune, en se démarquant vraiment de la pierre fondatrice de la saga, l’Empereur Dieu possède déjà un atout majeur comparer au Messie et aux Enfants de Dune mais ce n’est pas forcément sa plus grande qualité.

 

 

En effet, là encore comparer aux deux premières suites de Dune qui ne faisaient surtout que prolonger les thèses du premier opus, l’Empereur Dieu est le fruit de concepts particulièrement originaux et aussi recherchés que ceux du premier opus. Mais ce n’est pas parce qu’il se démarque du premier opus de Dune qu’il en trahit l’esprit, bien au contraire. La divinité et le pouvoir de la religion n’avaient jamais été poussés à un tel paroxysme et les hypothèses qu’émet Herbert sur le fonctionnement de notre monde sont sans doute les plus extrémistes de la saga, mais étonnent toujours autant par leur crédibilité. Le livre accorde une majeure partie aux réflexions des personnages sur l’univers qui les entoure, au détriment de l’action certes, mais il apparaît grâce à cela que de surcroît, au delà des nouvelles réflexions et éléments considérables que Herbert apporte à l’univers de Dune, L’Empereur Dieu est peut être aussi l’un des romans les plus dramatiques et émouvants de la saga, d’une émotion comparable à celle du Messie de Dune. L’Empereur Dieu de Dune est un apport immense à la mythologie de la saga. En respectant les principes instaurés dans le premier volet,  Herbert se lance complètement dans l’instauration de nouveaux concepts qui apparaissent comme les résultats fructueux des premières réflexions de Dune. Et à côté de cela, Herbert met également en place des personnages parmi les meilleurs de la saga et retrouve une intensité qu’on n’avait pas ressenti depuis le premier volet. Et pour clore le tout, l’Empereur Dieu apporte une véritable conclusion à la saga Dune, largement en accord avec les éléments énoncés dans toute la saga. L’Empereur Dieu constitue donc un récit extraordinaire et une conclusion parfaite à la saga, ou du moins il aurait du constituer une conclusion parfaite. Car l’Empereur Dieu était vraiment la dernière page idéale pour la saga, mais Herbert décida qu’il en serait autrement. Deux suites s’ajoutèrent donc à l’Empereur Dieu de Dune, et là autant le dire tout de suite, la saga aurait dû s’arrêter avec le quatrième volet, car les deux suites ruinent la saga plus qu’autre chose.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                    LE PROLONGEMENT INUTILE : LES HERETIQUES DE DUNE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En lisant les quelques lignes précédentes, on pourra peut être penser que les deux derniers volets de Dune sont de mauvais livres. Non, il n’en est rien. Le style d’Herbert est toujours aussi efficace et la profondeur des personnages toujours aussi appréciable. Seulement, on sent très vite que le livre ne tient pas la route comparer au reste de la saga et ce pour une raison assez simple en réalité. Peut être parce qu’il était, à juste titre il est vrai, satisfait des nouveautés qu’il avait apportés à sa mythologie avec l’Empereur Dieu de Dune, ou bien avait t-il prévu depuis longtemps ce nouveau changement de cap, je ne m’explique pas vraiment la raison, mais en tout cas le fait est que Frank Herbert avec les Hérétiques de Dune décide d’apporter une nouvelle fois une autre dimension à sa saga en faisant un nouveau saut en avant dans le temps. Si ce pari audacieux avait été amplement réussi avec l’Empereur Dieu, avec les Hérétiques de Dune, on s’aperçoit très vite que ce nouveau changement est regrettable, pour la bonne et simple raison qu’il entre en contradiction ou du moins qu’il s’éloigne complètement des principes de la saga Dune, instaurés dans le premier volet.

 

 

Ainsi, avec les Hérétiques de Dune, l’univers d’Arrakis perd de son ampleur et de sa splendeur d’autrefois. La nouvelle dimension à la mythologie de Dune est désormais tellement plongée jusqu’au cou dans un univers de science fiction qu’il est impossible de rattacher les évènements et les théories du livre à notre monde actuel. Les nouveaux apports à la saga paraissent incompréhensibles, voir ridicules et la réflexion profonde vis à vis de l’humanité tellement présente dans les quatre premiers volets est impossible à percevoir dans ce cinquième opus. Les personnages observent et analysent avec toujours autant de soin le monde qui les entoure, mais leur univers et ce qui lui arrive n’est plus en aucun cas comparable à notre monde. Au sujet des protagonistes de l’histoire, les Hérétiques de Dune souffre du fait qu’il n’y ait plus aucun des personnages principaux de la mythologie de Dune et le livre doit se baser sur des personnages secondaires ou des nouveaux arrivants qui ont du mal à faire oublier qu’ils ne possèdent nullement la portée grandiose des personnages originaux de la saga, de la même façon que les concepts de ce livre n’ont plus rien de la profondeur des premiers volumes. Avec ce cinquième opus, Herbert fait un lourd excès de gourmandise inutile. Non seulement, ce cinquième volet s’éloigne de l’esprit de ces prédécesseurs mais il n’a rien de leur majesté et n’apporte en plus, au bout du compte, que des éléments vraiment dispensables à la saga, il n’y a aucun prolongement véritable aux réflexions des premiers volets. Bref, un opus qui fait office de vilaine tache à la mythologie Dune et qui en plus est doté d’une suite. La géniale philosophie de Frank Herbert a pris un tournant regrettable qu’on n’aurait souhaiter ne jamais connaître.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                        LA SUITE DU PROLONGEMENT INUTILE ET LA « FIN » DU CYCLE DE DUNE : LA MAISON DES MERES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il n’y a pas grand chose à dire sur ce sixième et « dernier » opus de la saga Dune. Herbert ne fait pas de nouveau saut en avant, n’apporte pas une nouvelle dimension à la saga car il reprend directement les nouveaux éléments introduits dans les Hérétiques de Dune. Même ambiance, même situation, même déception donc pour les mêmes raisons déjà évoquées. On peut tout de même assister à un léger retour de réflexions adéquates sur l’univers, enfin principalement en ce qui concerne l’écologie, mais rien de vraiment aussi remarquable que ce auquel on avait pu autrefois assister. Dans la mesure où il apporte une conclusion aux évènements mis en place dans les Hérétiques, ce dernier opus dépasse un peu son prédécesseur mais est, au bout du compte, encore plus gênant et paraît d’autant plus inutile car la conclusion qu’il apporte laisse tout de même une ouverture à une nouvelle étape dans l’univers de Dune, alors que l’Empereur Dieu pouvait très bien faire office de dernière pierre à l’édifice de la saga. Hélas, il est aussi bon de savoir qu’un septième volet de Dune était en cours d’écriture, un volet provisoirement intitulé Dune 7, lorsque Frank Herbert trouva la mort. La maison des mères se finit donc sur un hommage de Frank Herbert à sa femme décédée pendant l’écriture du sixième opus de la saga, et d’un hommage de l’éditeur français Gérard Klein à Frank Herbert lui même qui ne pu mener sa saga jusqu’à la conclusion qu’il aurait souhaiter, bien qu’il aurait été largement préférable qu’il se limite au dénouement de l’Empereur Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE CYCLE DE DUNE : IMPRESSIONS FINALES.

 

 

 

 

 

 

 

Si cette présentation des livres s’achève sur deux notes négatives, qu’elles n’entachent pas toutefois le génie dont fit preuve Frank Herbert le long de quatre merveilleux romans. A un simple univers de science fiction, l’écrivain conféra une philosophie extrêmement complexe et terriblement captivante car très rattachée à notre monde. Si les deux derniers opus de la saga sont largement dispensables, je vous conseille même de ne pas les lire, les quatre premiers volets sont à découvrir sans aucune hésitation, car leur profondeur est telle qu’il est ahurissant de constater à quel point ils ont superbement vieilli. Dune est en effet une œuvre qui ne paraît nullement démodée alors qu’elle atteint cette année le quarantième anniversaire de sa création et il est fort probable que cette œuvre restera dans les annales pendant un grand nombre d’années et que les générations futures pourront découvrir ce roman comme s’il avait été écrit à leur époque. Je n’ai plus qu’à conseiller à la génération actuelle de découvrir à son tour cette œuvre majeure de la science fiction, et je rends hommage à Frank Herbert qui, malgré son excès de gourmandise final, a fait preuve d’une intelligence et d’une ingéniosité remarquables.

 

 

 

 

 

Mais ai-je dis que c’était la fin du cycle de Dune ? Et bien, il semble que non car le propre fils de Frank Herbert a décidé de reprendre le flambeau. A partir des notes laissées par son père, Brian Herbert (qui avait déjà collaboré auparavant avec son père)  s’est fixé pour objectif d’achever la saga Dune. Avant d’écrire la suite du cycle de Dune, il s’est penché sur la genèse de Dune dont quatre volumes ont déjà vu le jour à l’heure actuelle. Ces nouveaux fragments de la saga Dune figureront en premier dans la seconde partie de ce dossier consacré à la saga de Frank Herbert, une deuxième partie où bien sûr seront également mises en avant les différentes adaptations qu’a connue la mythologie d’Arrakis.



Publié dans Romans

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David 12/11/2007 10:52

suis rester sur ma fin..je trouve que aussi les 2 dernier bof car les 3 dernières page son plutot vide et apres tout ses suite on arrive a rien finalement à la fin je pance que frank voulais continuer mais...

Clément 31/01/2007 17:54

A propos des deux derniers volumesJe te trouve un peu dur avec les deux derniers volumes écrit par Herbert, père.

Il est vrai que tout deux n'ont pas la portée épique des précédents, de même qu'il est assez difficile de s'attacher aux personnages tellement les ombres de Muad'dib et son fils les écrasent. De même, il me semble juste de dire que le scénario de ces deux livres (qui ne sont en fait qu'une seule et même histoire) manque de pertinence et frôle même parfoit le ridicule, notamment à travers l'image des Honorées Matriarches, qui me paraissent superflues et grossières dans cette univers pourtant si subtil (le principe de rencontrer encore et toujours des advresaires plus fort et plus rapide me semble plus tenir d'une saga de manga que du Cycle de Dune).

Mais malgré tout, je ne pense pas qu'on puisse parler de "suite inutile". Il est vrai qu'Herbert aurait pu se passer de ces ouvrages, car l'Empereur Dieu de Dune constitue une fin en soi, mais il me semble que ces ouvrages apportent quand même des précisions et des éléments interressant, et ce à un sujet en particulier, à savoir le Sentier d'Or de Leto II.

Je pense en effet que ces deux ouvrages sont là pour illustrer cette image de Sentier d'Or, qui resterai très floue sans les précisions sur la Dispertion (on peu même parler DES Dispertions, aux vues de la fin du dernier tôme), plûtot que pour relancer l'épopée du Cycle de Dune. On peut dire que les deux derniers ouvrages constituent une mise au point, un épilogue pour la Saga qui a pris fin, il est vrai, à la mort du Tyran.

L'idée d'une nouvelle Dispertion est la parfaite illustration du Sentier d'Or, puisqu'à travers la répétition de Dispertions, l'humanitée entre dans une forme de temps cyclique, et non linéaire comme c'était le cas jusque là, et ainsi s'assure un renouveau permanent.
Je crois que c'est cette idée de récurence qu'il faut retenir de ces deux tômes, et bien que l'on pourrai penser qu'il n'était pas nécessaire d'imager le concept du Sentier d'Or, je pense que cela reste quand même un ajout important qui donne une dimention nouvelle et plus claire aux propos de Leto II.
Reste maintenant à savoir si l'on préfère la clartée au mystère...