DOSSIER DUNE (seconde partie)

Publié le par Leon9000

                           LES ADAPTATIONS DE DUNE

 

 

 

 

 

 

Un univers aussi riche que celui de Paul Atréides est forcément destiné à attirer l’attention de nombreux fans désireux de porter en images cette si fabuleuse mythologie. Toutefois, la complexité intense de l’œuvre de Frank Herbert rend une adaptation du livre beaucoup plus difficile et risquée que la plupart des œuvres qui ont été portés à l’écran jusqu’ici. Passons outre les quelques vieux jeux vidéos qui ont portés par nos PC l’univers d’Arrakis, et intéressons nous plutôt aux adaptations qui ont été effectuées avec des interprètes en chair et en os. Avant de parler du film de David Lynch que beaucoup connaissent, tout le monde ne sait peut être pas qu’un autre projet d’adaptation cinématographique avant celui là avait été lancé, un projet qui ne vit jamais le jour mais qui par son originalité et la motivation dont fit preuve le réalisateur, mérite d’être présenté dans ce dossier. Après les livres, laissons maintenant la place aux images.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 LE FILM QUE VOUS NE VERREZ JAMAIS : LE PROJET DUNE PAR ALEJANDRO JODOROWSKY.

 

 

 

 

Ce n’est que récemment, en m’intéressant à l’histoire de la saga Dune que j’ai eu connaissance de ce projet d’adaptation cinématographique. Cette adaptation est particulièrement originale car elle inclue une vision très personnelle de l’univers de Dune par le réalisateur qui est d’ailleurs très strict à ce sujet : il n’est pas question pour lui de se contenter de retranscrire Arrakis et ses habitants tels qu’ils sont décrits dans le livre. Dans la mesure où chaque individu a sa propre vision de cette mythologie, son but est de mettre en scène sa propre vision de cet univers, quitte à s’écarter radicalement du livre en plusieurs points en se justifiant que l’œuvre n’appartient pas à personne, pas même à Frank Herbert. Beaucoup de fans auraient sans doute été dérangés par un tel éloignement vis à vis de l’œuvre originale, Frank Herbert lui même n’avait pas vraiment apprécier les libertés que Jodorowsky avait pris par rapport à son œuvre ( ce qui apparemment n’empêcha pas les deux individus de nouer des relations amicales par la suite) et j’ignore si, personnellement, j’aurais vraiment apprécié cette version de Dune, tant le réalisateur s’enfonce dans la folie de son imaginaire pour adapter l’histoire de Paul Atréides, toutefois ce projet mérite d’être loué car le réalisateur et son équipe se sont énormément impliqués dans cette adaptation et leur vision de cet univers semblait par moment aussi recherché que celle de Frank Herbert, même si elle s’éloignait de la vision de l’écrivain.

 

 

Cette adaptation était pourtant bien avancée. La motivation du réalisateur suffit à ce qu’il regroupe autour de lui de nombreux prodiges du cinéma, des dessinateurs, des équipes d’effets spéciaux qui par la suite feront leurs preuves lorsque le domaine de la science fiction sera à la mode à Hollywood, notamment avec Alien. Les dessinateurs mettent en image la vision de Jodorowsky dont la démesure et l’excès apparaissent de manière assez significative. Côté casting, on fait appel à Salvador Dali qui aurait dû jouer l’Empereur Shaddam IV (complètement fou dans la version de Jodorowsky) pour le salaire le plus élevé de l’histoire. Le réalisateur parvient même à se louer les services du groupe Pink Floyd qui aurait dû composer un album spécialement pour le film. Bref, le projet semble bien lancé, et dans chaque aspect du film, le réalisateur semble mener un intense travail de recherche afin d’obtenir le meilleur résultat possible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le palais Harkonnen vu par Alejandro Jodorowsky « dessin de Giger ».

 

 

 

 

 

Et puis le projet tombe à l’eau pour diverses raisons dont une assez simple. N’oubliez pas que nous sommes à une époque difficile pour la science fiction. Le premier Starwars n’est pas encore sorti, et le potentiel de succès des films de science fiction est extrêmement sous estimé, 2001 l’odysée de l’espace devait rester indépassable. Tourner un film novateur de science fiction est pour l’heure un vrai défi car le budget est très limité et il y a fort à parier que la production ne sera guère enthousiaste (pour ça, tonton Lucas en sait quelque chose) . Or, mettre sur chantier une adaptation de l’ampleur et de la difficulté de Dune, alors que tourner un film simpliste de science fiction est déjà une réussite à l’époque , est une opération extrêmement risquée. Et il faut ajouter à cela que bien sûr, le fait que Jodorowsky ne se contente pas d’une adaptation ordinaire, bien au contraire, complique encore plus les choses, car rien n’assure quelle sera la réaction finale du public  (fans et non fans) devant une vision si personnelle de l’univers d’Arrakis que même Frank Herbert l’auteur de l’œuvre originale semble avoir du mal à accepter. A l’époque, il n’en faut pas plus pour faire couler le projet, si Jodorowsky avait eu la chance de commencer son entreprise après le succès du premier Starwars, les choses auraient sans doute été différentes mais je crains qu’après l’abandon du projet par la production, Jodorowsky s’était tellement investi dans le projet qu’il est probable qu’il ait été un peu dégoûté du projet d’adaptation de Dune au cinéma, la raison pour laquelle sans doute il ne se relança pas dans l’entreprise par la suite. En tout cas, si vous avez été vous aussi intéresser par ce projet d’adaptation non abouti de l’univers d’Arrakis par Alejandro Jodorowsky, je vous invite de ce pas à consulter ce site très détaillé sur l’historique de ce projet, avec un article même du réalisateur expliquant le déroulement de l’adaptation de ces débuts à son échec (le lien ci contre vous conduira à cet article) :

http://membres.lycos.fr/sarfa/index.html

 

 

 

 

Passons maintenant au film ,qui lui aboutit, que beaucoup connaissent et qui crée régulièrement un vif débat. Si tout le monde ne se met pas d’accord sur la qualité de cette adaptation cinématographique, le talent du réalisateur qui s’est chargé du projet est aujourd’hui indéniable, il s’agit bien sûr du grand David Lynch.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                    DUNE PAR DAVID LYNCH.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1984 : c’est le titre d’un roman culte de George Orwell dont l’adaptation cinématographique sortira justement la même année, mais pour ce qui concerne ce dossier, c’est avant tout la sortie de Dune au cinéma. La trilogie Starwars s’est récemment achevée, la science fiction est désormais une mine d’or dans laquelle Hollywood compte bien puiser. Dans cette période, sortent les plus grandes valeurs de la science fiction dont le prestige est toujours aussi fort de nos jours (Alien, Terminator, Rencontres du troisième type etc etc…) . En ces temps  propices aux voyages vers d’autres univers, la perspective d’adapter sur grand écran une des œuvres majeures de la science fiction littéraire paraît beaucoup plus concevable qu’il y a quelques années. C’est ainsi qu’un énorme projet d’adaptation cinématographique de Dune est mis en place avec à sa charge, le réalisateur qui avant de devenir une véritable référence de tout un genre cinématographique, est connu pour avoir réalisé Elephant Man : David Lynch, un réalisateur dont on pouvait déjà percevoir à l’époque la direction qu’allait prendre sa carrière. C’est ainsi qu’il opta pour une vision très particulière de l’univers de Dune, en fait on ne peut pas se limiter à une interprétation originale, c’est tout l’univers du livre que David Lynch réorganise et réinterprète à sa guise. Une réadaptation de l’univers d’Arrakis dont la déception chez les fans n’eut d’égal que l’échec commercial du film. 

 

 

 

 

 

 

1984 :18 ans après la parution du livre, Paul Atréides et Arrakis sont enfin sur grand écran

 

 

 

 

 

Autant le préciser tout de suite, c’est en regardant le film de David Lynch, un soir sur Arte, que j’ai découvert l’univers de Dune et de la Maison Atréides. Et c’est ce film qui m’a donné envie de découvrir la saga littéraire. Un facteur qui n’est sûrement pas étranger au fait que je suis toujours un partisan de ce film dont la réputation est beaucoup trop mauvaise vis à vis de la qualité de cette œuvre. Mais j’ai également lu l’œuvre littéraire qui m’a émerveillée, et en étant un tant soit peu objectif, il faut reconnaître que Dune est une mauvaise adaptation du livre de Frank Herbert. Tout d’abord, le vrai point sur lequel Lynch est parfaitement critiquable, au dehors de l’atmosphère spéciale qu’il a appliqué à cet univers, est que le réalisateur a beaucoup trop simplifié les thèmes qu’Herbert abordait dans le livre, de même que les personnages qui ont beaucoup perdu en profondeur. Il est vrai que la critique sur l’effet de la machinerie hollywoodienne peut vite débarquer tant le film perd en profondeur comparer à l’œuvre originale. Bien sûr, le livre est extrêmement riche, si fouillé que je ne sais pas si l’on pourrait retranscrire toutes les recherches du livre sur grand écran mais disons que le film ne tente même pas cette expérience, et se limite à une version simpliste de l’univers de Dune, le seul point vraiment regrettable de cette adaptation.

 

 

La raison ensuite de ce qui est considéré comme un grand échec par beaucoup est que Lynch, comme il a été précédemment dit, réinterprète la mythologie de Frank Herbert. Le film suit la même trace que le livre sur le plan de l’histoire mais chaque scène semble avoir dans le film une couleur et une âme différentes que dans l’œuvre originale. En fait, pour être franc, seul environ quelques quatre scènes peuvent prétendre être fidèles à l’esprit du livre, tout le reste est réarrangé à la sauce Lynchienne. Quand on connaît l’ambiance très particulière qui règne dans les films du réalisateur, il va sans dire que le film s’éloigne par bien des aspects de l’œuvre littéraire, voir entre en contradiction presque totale avec les messages du livre. Un aspect que Lynch assume jusqu’au bout, du début à la fin du film, il nous propose davantage sa version de Dune, un film à la David Lynch, qu’une vraie adaptation de l’univers d’Arrakis. Et quand on voit sur certaines adaptations,  à quel point certains fans peuvent être rancuniers sur diverses modifications que le réalisateur a opérer sur l’œuvre originale, autant dire qu’avec cette modification quasi totale de l’univers de Dune, le film courait droit à la catastrophe question accueil du public. Il n’est pas difficile d’imaginer le bouche à oreilles négatif qui a suivi la sortie du film, qui est sans doute responsable de son échec au box office. Afin, il faut avouer qu’en toute sincérité sur le plan visuel le film a pas mal vieilli, particulièrement dans les effets spéciaux. En conséquence, oui Dune n’est pas une bonne adaptation du livre, trop simpliste et s’éloignant trop de l’esprit du livre de Frank Herbert, cette adaptation n’avait ainsi que peu de chances de convaincre mais les critiques qu’on fit à l’encontre de l’adaptation empêchèrent de voir la vraie qualité cinématographique du film qui est tout de même une sacrée œuvre de science fiction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les guerriers Sardaukar vu par David Lynch. Tout un programme !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La confrontation de Paul à la Révérende Mère du Bene Gesserit : l’une des rares scènes du film vraiment conforme à l’esprit du livre.

 

 

 

 

 

 

 

Dune, une mauvaise adaptation mais un grand film de science fiction. Pourquoi ? Et bien, parce que dans la mesure où David Lynch assume jusqu’au bout ses libertés vis à vis du livre, sa nouvelle version de Dune tient parfaitement la route. Certes nous avons une vision différente de celle du livre, mais cela reste l’univers d’Arrakis montré d’une manière spéciale mais non pour autant mauvaise. Ce n’est pas comme si Lynch avait modifier quelques éléments à droite à gauche, en créant ainsi une contradiction avec le reste du film qui serait fidèle au livre, toute la trame du film est passée sous le contrôle du réalisateur et de ce fait, si l’histoire n’est pas vraiment adéquate vis à vis de celle du livre, elle n’en reste pas moins cohérente et captivante. Et ainsi, cette version spécifique de Dune au cinéma est une œuvre de science fiction vraiment remarquable car elle propose un univers d’une originalité telle qu’on en a rarement vu depuis.

 

 

Qu’on se le dise, David Lynch est un grand cinéaste, comme le prouvera la suite de sa carrière. Et dans son adaptation de Dune, le réalisateur a instauré une ambiance d’étrangeté et d’incohérence qui sera la principale caractéristique de son cinéma par la suite. Bien sûr, nous n’atteignons pas les sommets de l’anormal à la Mulholand Drive, mais l’étrangeté permanente qui règne dans le film confère une atmosphère spécifique à Dune, et est particulièrement appréciable dans un film de science fiction tel que celui ci. Cette atmosphère étrange en étant combinée à un aspect mystique qui devient de plus en plus présent au fur et à mesure de l’évolution de Paul, est particulièrement adéquat et donne à l’univers de Frank Herbert une impulsion forte et inattendue. Si les effets visuels ont vieilli, il n’en reste pas moins que certaines scènes sont réellement épiques et rappellent un temps ancien de moins en moins respecté où il suffisait de peu de moyens et d’une musique formidable pour créer des moments de magie. Alors, oui Dune n’est pas une bonne adaptation, mais c’est un grand film de science fiction, caractérisée par une ambiance difficilement oubliable qui convient parfaitement à l’univers que le film dépeint. Une plus grande profondeur dans les thèmes abordés et dans les personnages aurait vraiment rendu ce film comme une version différente mais digne du livre de Frank Herbert, le film n’en reste pas moins un grand voyage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le film est peut être différent du livre mais possède une âme que tous les films de science fiction ne peuvent pas prétendre posséder.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                          LA SERIE TELEVISEE : DUNE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sortie il y a quelques années sur le petit écran, une série télévisée centrée sur l’univers de Frank Herbert a vu le jour. Cette série adapta les trois premiers romans de la saga ( Dune, le Messie de Dune, et les Enfants de Dune) pour la télévision. Dotée d’un budget supérieur à celui des séries télévisées habituelles (surtout comparer à celles de l’époque), la série avait un objectif clair : faire une véritable adaptation de la saga littéraire de Frank Herbert et bien marquer la différence avec le film de David Lynch. S’il est clair que la série est bien plus fidèle au livre que Dune le film, l’œuvre de David Lynch laisse toutefois un souvenir beaucoup plus mémorable que cette série qui se fait vite oublier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrakis nous dévoile une nouvelle fois ses mystères.

 

 

 

 

 

 

Bien que l’ensemble des moyens mis en oeuvre soit supérieur à ceux des séries télévisées ordinaires, tout dans cette nouvelle adaptation semble de qualité beaucoup trop faible pour parvenir à la cheville de l’œuvre de Herbert. La mise en scène, en premier lieu, est beaucoup trop ordinaire, sans véritable panache et fait paraître le monde d’Arrakis presque fade et ses habitants semblent beaucoup moins vivants et crédibles que dans le livre. L’interprétation, malgré la présence de William Hurt dans le rôle du Duc Leto, manque vraiment beaucoup trop de talent pour retranscrire la profondeur et la complexité des personnages. La musique est quasiment inexistante et les effets visuels sont à l’image de cette entreprise : les yeux plus gros que le ventre.

 

 

Alors, bien sûr, le scénario est bien plus fidèle que celui du film, mais par le fait que justement les créateurs de la série revendiquent le fait de respecter l’œuvre de Herbert, leur échec dans leur tentative de retranscrire l’univers d’Arrakis tel qu’il est décrit dans le livre n’en est que plus fort encore, car ils ne parviennent quasiment à aucun moment à faire ressentir toute la profondeur des réflexions de Herbert sur l’humanité, ni même à rendre hommage à la richesse de la mythologie de Dune. David Lynch, malgré ses écarts vis à vis du livre, avait réussi à restituer la majesté d’Arrakis, certes d’une manière différente que dans le livre, mais on sentait la puissance de cet univers, sa force et son potentiel. De même que le film mettait beaucoup plus en avant le thème de la religion et de la divinité, un aspect que les créateurs de la série, sans doute dans leur soucis de se démarquer du film de Lynch, ont complètement fait passer à la trappe alors qu’il s’agit de l’une des bases fondamentales de la saga.

 

 

Au final, on ne peut même pas dire que cette série est une adaptation plus à la hauteur du livre que celle de David Lynch, car bien qu’étant plus fidèle, elle manque cruellement de savoir faire et d’ingéniosité. Et au bout du compte, le film laisse une image beaucoup plus forte de l’univers de Dune alors qu’il en est beaucoup plus éloigné que celui de la série, mais tout le reste était d’une qualité bien supérieure à celle de la série ( acteurs, musique, réalisation…) . Dune n’est pas une œuvre qui ne peut être confié à n’importe qui ni sous n’importe quelles conditions. La richesse de la saga nécessite au minimum un portage cinématographique effectué par un réalisateur de talent ou bien par une série télévisée de grande envergure (comme on en voit, fort heureusement, beaucoup ces derniers temps ) mais pas une simple suite d’épisodes tournés sans réelle intelligence et avec des moyens qui ne seront jamais assez suffisants. Le résultat est que la série ne mérite pas du tout de revendiquer être une meilleure représentation du livre de Frank Herbert que le film de David Lynch car elle ne traduit en rien la profondeur de la saga et la richesse des thèmes abordés par l’écrivain. Elle n’en est juste qu’une représentation à son plus faible degré de qualité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas la peine d’essayer d’adapter une œuvre titanesque lorsqu’on n’en a ni les moyens ni les compétences.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ET POUR LA SUITE ?

 

 

 

 

 

 

 

Et oui, et pour la suite ? Car, bon sang, avec une telle saga au si fort potentiel, et en considérant le nombre impressionnant d’adaptations cinématographiques qu’Hollywood effectue ces derniers temps  ( et pour les adaptations littéraires, si Harry Potter est en grande partie un échec en raison d’une simple exploitation commerciale, d’autres comme le Seigneur des Anneaux et le Monde de Narnia sont des adaptations de grande qualité !) , il n’est pas inconcevable d’imaginer une autre adaptation de Dune au cinéma. Je ne pense pas qu’il est possible d’atteindre toute la complexité du roman, mais il est possible de s’en approcher et l’impact des images pourrait compenser une profondeur inférieure à celle du livre. Mais attention, si Peter Jackson a réussi avec brio et génie à adapter le Seigneur des Anneaux, une œuvre de fantasy déjà difficilement adaptable, Dune reste toujours une œuvre à la richesse et à l’intelligence difficilement égalables et une tentative d’adaptation ne devrait surtout pas être prise à la légère. En tout cas, j’espère de tout cœur qu’une autre adaptation verra le jour, avec un scénario respectant le livre et les réflexions de Frank Herbert, et une réalisation donnant autant de force à l’univers d’Arrakis que Lynch l’avait fait avec son Dune, mais il serait mieux de rendre à Dune sa véritable force cette fois ! En tout cas, voici un casting personnel (et un peu cher) sur une hypothétique adaptation du premier volet de Dune si elle était réalisée de nos jours :

 

 

 

 

 

 

Paul Atréides : Leonardo Dicaprio

 

 

Dame Jessica : Cate Blanchett.

 

 

Le Duc Leto : Liam Neeson.

 

 

Gurney Halleck : Hugo Weaving.

 

 

 

Thufir Hawat: Patrick Steward (le seul qui jouait déjà dans le film de Lynch).

 

 

Duncan Idaho : Christian Bale.

 

 

 

Alia Atréides:  Jodelle Ferland.  

 

 

Docteur Suk : Anthony Hopkins.

 

 

 

Stilgar: Viggo Mortensen.

 

 

 

Chani: Kate Bekinsale.

 

 

 

Le Baron Harkonnen: Timothy Spall. 

 

 

 

Feyd Rautha: Cillian Murphy.

 

 

 

Irulan: Scarlett Johansson.

 

 

 

L’empereur Shaddam IV: Ian Mckellen.

 

 

 

 

 

 

 

Voici donc la fin de ce dossier Dune en espérant qu’il vous aura donné envie de découvrir cette immense saga littéraire et de réviser également vos possibles jugements négatifs sur le film de Lynch. Quoiqu’il en soit, je salue une dernière fois le génie de Frank Herbert qui a conférée à sa saga une complexité étonnante et également David Lynch, qui s’il n’avait pas réalisé Dune tel qu’il l’a fait ne m’aurait peut être pas donner envie de découvrir l’œuvre d’origine. Et en espérant également que Dune n’a pas encore connue sa plus grande heure de gloire.

 

Mise à jour: Dune n'aura pas échappé éternellement à l'industrie hollywoodienne. Une nouvelle adaptation du chef d'oeuvre serait actuellement en préparation sous la direction de Peter Berg, réalisateur méconnu et sans véritable prouesse cinématographique derrière lui. Une information à surveiller de prêt.



Publié dans Romans

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Commenter cet article

freshaxel 03/01/2008 11:16

Je serai le troisième à soutenir le film de Lynch avec les mêmes arguments : oeuvre éloigné de la saga littéraire mais film à l'atmosphère extraordinaire qui m'a donné envie de lire la saga ( d'ailleurs j'en suis à ma deuxième relecture :) ). En ce qui me concerne, étant fan d'anime, je verrais plutôt une adaptation en animation ( une série aurait les possibilités de restranscrire l'univers ). Affaire à suivre ... En tout cas merci pour ton dossier

Lauquidors 27/11/2007 12:00

Un avis contraire pour équilibrerEn deux mots, j'ai trouvé l'adaptation télévisuelle surprenante et très bien faite. Je ne me risquerai pas à la comparer au film, ils sont bien trop différents. Je crois qu'il faut laisser sa chance à cette série, que pour ma part je revois avec toujours autant de plaisir. Je trouve cette adaptation très respectueuse et crédible, les acteurs parfaitement choisis et la musiques et les décors somptueux.
J'aurais plus de retenue quant au volet suivant que sont les Enfants de Dune.
Quoiqu'il en soit, ça vaut le coup de se faire son propre avis...

baptiste 14/04/2007 23:15

lemsemble et bien mai il fo lamerlioré


lol bon ++et bonne amelioration

Lydzi 19/08/2006 15:48

Eh bien! Precieux dossier que tu nous as écrit là Darky :). Au moins on sera deux à défendre le film de Lynch.
Pour le casting je le trouve au poil excepté deux noms: Di Caprio et Johansson. La dernière n'a aucune grâce et donc se retrouve out pour jouer le rôle d'Irulan et Di Caprio, même si trés grand acteur, n'est pas envisageable pour Paul.

Je vais y reflechir aussi...

sibilla 18/08/2006 16:24

Juste une petite réaction par rapport au casting idéal que tu as réalisé. Je le trouve très bien pensé et je suis vraiment d'accord, sauf pour une personne. Pas Leonardo Di Caprio pour jouer Paul. Il n'a pas la même forme de charisme je trouve. Il faut un beau gosse d'accord, mais Leonardo Di Caprio n'a plus ce mélange de fragilité et de force qui ont fait son succès à l'époque de Gilbert Grappe ou Basketball diaries. Maintenant, il est trop vieux et mature. Il faudrait quelqu'un de plus jeune. Mais là, comme ça, sans y avoir réfléchi, j'avoue que je n'ai pas d'autre nom. Je vais y réfléchir, juste pour le plaisir