DOSSIER : THE LEGEND OF ZELDA

Publié le par Leon9000

                       DOSSIER THE LEGEND OF ZELDA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Legend of Zelda : même ceux qui ne sont guère habitués aux jeux vidéos ont sans doute entendus ce nom auparavant. L’engouement crée par cette série fétiche de Nintendo qui compte plusieurs millions de fans dévoués est tel que ce jeu légendaire est d’ores et déjà rentré dans la grande histoire des jeux vidéos. Pour chaque fan, le nom de Zelda est synonyme d’une aventure extraordinaire où le joueur se sentit plus attaché à cet univers et à son histoire que jamais ailleurs dans le monde du jeu vidéo. Plusieurs titres de la saga représentent le sommet absolu du plaisir vidéo ludique pour un nombre considérable de fans dont je fais naturellement parti. L’admiration que je ressens vis à vis de cette grande saga de jeux vidéos la destinait à avoir un Dossier sur ce blog mais si je choisis de le faire à l’heure actuelle, c’est bien évidemment parce que le quatrième volet 3D de la saga Zelda sortira enfin après une interminable attente sur Gamecube (et également sur la prochaine console de Nintendo, la Wii) courant novembre 2006. La saga a déjà une histoire longue puisqu’elle a fêtée le 21 février 2006 son vingtième anniversaire et il est fort probable que cette saga aura droit à une autre vingtaine d’années de qualité mais en attendant, The Legend of Zelda pour l’année de ses vingt ans se dote d’un nouvel opus en 3D qui pourrait bien être synonyme de consécration absolue pour la saga.

 

 

Ce Dossier se concentrera uniquement sur les volets de la saga Zelda en 3D. Il est certes réducteur de réduire la saga à ces quelques titres compte tenu de la qualité des opus sur consoles portables et SuperNintendo, toutefois les Zelda en 3D sont à mes yeux de loin les meilleurs de la saga et ce sont eux qui m’ont réellement envoûtés. Ainsi ce dossier commencera par la sortie du fantastique et titanesque Ocarina of Time et se poursuivra pour arriver jusqu’à nos jours et à la sortie du quatrième volet de la saga en 3D intitulé The Legend of Zelda : Twilight Princess dont je tacherais pour ceux qui n’ont jamais attendu cet opus de faire comprendre à quel point l’attente autour de ce nouvel épisode fut incroyablement longue et frustrante. A présent, trêve de présentation, passons rapidement à l’étude de cette œuvre formidable avec pour commencer donc l’opus mythique de cette légende du jeu vidéo.

 

 

 

 

 

 

 

 

        THE LEGEND OF ZELDA : OCARINA OF TIME

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1998: pour les footbolleurs, cette année marque la victoire de l’équipe de France à la coupe du monde, mais pour les fans de Zelda et les amateurs de jeux vidéos cette date est surtout marquée par la sortie d’un seul jeu : The Legend of Zelda : Ocarina Of Time.

Je pense que l’admiration que ressentent les fans autour de ce jeu est difficilement exprimable par des mots. Ce jeu est plus qu’un divertissement, c’est une véritable expérience, une aventure de jeu vidéo où l’implication du joueur atteint des sommets jamais acquis ailleurs. The Legend of Zelda : Ocarina of Time est tout simplement aussi magique que l’univers qu’il dépeint, de la même manière que des films possèdent une atmosphère aussi merveilleuse que le monde dans lequel évoluent les personnages. Ce jeu est un incontournable de la saga Zelda et marque une évolution magistrale dans l’histoire de la saga.

 

 

Pourtant, The Legend of Zelda était déjà une série à l’histoire bien entamée et parsemée de nombreux succès. Des jeux tels que le culte Legend of Zelda : A Link To The Past sorti sur Super Nintendo avaient déjà assurés une réputation de qualité en béton pour la saga crée par le génial Shigeru Miyamoto. Pourtant Ocarina Of Time fut réellement le jeu qui marqua la montée en puissance de Zelda dans l’histoire du jeu vidéo. Il faut dire que cet opus était déjà fort attendu, il était en effet d’une part le premier Zelda à sortir sur Nintendo 64 et surtout il était le premier à être en 3D, par conséquent tout le gameplay de la saga avait été retravaillé pour offrir un plaisir de jeu plus intense. A la sortie du jeu, le succès tant critique que public fut phénoménal. Ocarina of Time permit aux anciens joueurs de la saga de redécouvrir leur univers fétiche avec un émerveillement total. Il permit à toute une génération de joueurs de parcourir le monde d’Hyrule pour la première fois sous sa forme la plus mémorable. Le jeu fut la preuve ultime de la qualité et du potentiel des jeux vidéos dont beaucoup n’imaginaient même pas l’existence. Et même encore aujourd’hui, beaucoup n’hésitent pas à qualifier cet opus culte de la saga Zelda de meilleur jeu vidéo au monde et ce ne sont pas des déclarations lancées en l’air car le jeu a véritablement tous les atouts pour prétendre à un tel titre, et y compris de nos jours. Retranscrire toute l’intensité et la profondeur de ce jeu dans un article n’est pas envisageable mais il est possible de donner un mince aperçu de l’immense qualité de ce titre, et cela vaut le coup d’essayer.  

 

 

 

 

Un jeune garçon accompagné d’une fée. La triforce conférant le pouvoir des dieux. Un sombre magicien voulant s’en emparer. Une princesse destinée à entrer dans la légende. Sur ces quelques bases, commence une quête pour sauver le monde qui devint un mythe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soleil se lève. On entend le bruit de sabots au loin. Les premières notes d’une musique désormais culte commencent à se faire entendre.  Une silhouette montée sur un cheval traverse le paysage. La vidéo suit sa course à travers une vaste plaine sous le ciel de l’aube où l’on aperçoit en arrière plan des châteaux, des montagnes et des lieux ne demandant qu’à être explorés. Le symbole du jeu apparaît sur l’écran. Le joueur appuie sur Start et ainsi commence une aventure inoubliable.

 

 

 

 

 

 

 

La première chose dont il convient de faire l’éloge quand on parle d’un Zelda, avant son gameplay impeccable à la prise en main immédiate, avant sa réalisation génialissime ou ses musiques mythiques, c’est l’univers du jeu. Chaque univers de Zelda témoigne d’un travail exemplaire et à chaque étape le soin qu’ont pris les développeurs à faire vivre les environnements du jeu est frappant. C’est une qualité commune à tous les Zelda, encore plus aux Zelda 3D dont les graphismes permettent beaucoup plus de possibilités et l’univers d’Ocarina of Time est sans aucun doute le plus captivant de la série. Ce qui caractérise l’univers d’Ocarina of Time est tout d’abord la marque indéniable du génie de Nintendo et de Shigeru Miyamoto. Les développeurs ont réussi à rendre le monde d’Hyrule particulièrement vivant et envoûtant. Pourtant, les graphismes à l’époque d’Ocarina Of Time ne permettaient pas le réalisme devenu aujourd’hui monnaie courante dans les paysages et autres décors, toutefois les capacités techniques du jeu permettaient parfaitement de modéliser l’environnement et de laisser libre cours à l’imagination des créateurs du jeu. Les possibilités du jeu étaient immenses mais à la hauteur de la créativité de Nintendo.

 

 

Si le monde d’Hyrule est si captivant, c’est qu’il dégage une impression de vie particulièrement intense. Le sentiment d’explorer une contrée immense est à chaque instant présent tant le soucis du détail est fort pour donner de l’atmosphère aux lieux visités. Cette aventure nous fait connaître l’histoire du monde d’Hyrule, nous fait rencontrer divers peuples et races aux particularités étonnantes, des personnages originaux et charismatiques, des protagonistes qui donnent le sentiment de véritablement vivre dans cet univers et d’être affectés par les évènements qui se déroulent au sein de l’aventure. Et de même, le joueur se sent émerveillé par ce monde et affecté par les évolutions que connaît cet univers et du coup, le sentiment de voyager au sein d’un monde fantastique mais pourtant tourmenté est extrêmement puissant. L’émotion du joueur est au rendez vous lors des rebondissements de l’intrigue grâce à une réalisation formidable qui module l’univers d’Hyrule en fonction des évènements de l’histoire afin que le joueur sente le poids des évènements qui se sont déroulés au sein de l’aventure, une aventure dont le charme n’aurait pas été également possible sans l’habilité du scénario alliant parfaitement une somme impressionnante de sentiments qu’on n’aurait pas imaginer possible dans un jeu vidéo. L’humour, le plaisir ludique, l’émerveillement, la nostalgie, la poésie et l’émotion aussi, beaucoup d’émotion : Ocarina of Time se présente comme une véritable avalanche de sentiments provoqués par l’intensité de l’incroyable univers dépeint par le jeu.

 

 

 

 

L’univers d’Hyrule est le décor d’une aventure fantastique, féerique et épique dont la poésie et l’intensité ont rarement été autant égalés, une quête à la limite de la perfection toujours parfaitement illustrée par la réalisation grandiose, particulièrement impressionnante dans les cinématiques du jeu. Jamais ailleurs, un jeu vidéo ne provoqua de telles émotions lors des dernières minutes de jeu, ne fit preuve d’une telle originalité et d’une telle créativité dans l’univers dépeint, n’impliqua pas autant le joueur dans l’histoire et dans les affrontements. La sensation de vivre aux côtés de Link une aventure inoubliable est dû à un nombre considérable de divers éléments se traduisant par une seule qualité : le génie. Un génie dont Nintendo a déjà fait maintes fois preuve mais qui ne fut jamais aussi resplendissant que dans Ocarina Of Time. Des centaines de jeux aux graphismes beaucoup plus impressionnants sont incapable d’atteindre la grandeur et l’intensité magistrale d’Ocarina Of Time, la preuve qu’un grand jeu vidéo doit avant toute chose compter sur son univers et sur la profondeur du jeu. L’univers de The Legend Of Zelda : Ocarina Of Time est inoubliable, il représente la plus grande œuvre de la géniale créativité de Shigeru Miyamoto et de Nintendo qui ont offert au joueur l’une des aventures où il se sentira le plus affecté par les évènements de l’histoire, le plus impliqué dans la découverte de cet univers, une aventure que le joueur rêverait de ne voir jamais finie et de partir encore et encore à la recherche de nouveaux secrets du monde infini qu’est Hyrule. Une telle implication du joueur dans un jeu vidéo n’aurait pas été possible sans le merveilleux gameplay dont le jeu dispose.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un univers incroyable qui atteint des sommets d’intensité jamais inégalés.

 

 

 

 

 

Le gameplay d’un jeu est souvent une démonstration un peu médiocre de la grande qualité d’un titre comme Ocarina Of Time, car comme il a été dit plus haut, seul compte avant tout l’univers du jeu et son ambiance captivante. Toutefois, la prise en main d’un jeu joue un rôle capital dans la réussite de l’œuvre, un gameplay repoussant et peu adéquat à l’action ne permettant pas de s’insérer dans l’aventure. Ici, toutefois c’est encore une fois la consécration absolue. Le passage de Zelda dans l’univers 3D est merveilleux, la prise en main est rapide et immédiate, le contrôle du héros Link se fait presque instinctivement et la richesse du jeu se fait ainsi pleinement apprécier. Car les différentes situations et actions proposées sont aussi grandioses que l’univers dépeint. Les possibilités de Link sont déjà très nombreuses, ce qui se traduit par un nombre d’items et d’objets à découvrir particulièrement impressionnant mais les obstacles qui vont se trouver en face de sa longue quête sont également à la hauteur de l’amas de capacités dont il dispose. Les principaux dangers que rencontrera Link dans sa quête prennent la forme désormais très connue de donjons. Ces donjons constituent de vrais labyrinthes où le joueur rencontre pièges, monstres et énigmes qu’il devra surmonter par atteindre son objectif final : la chambre du donjon renfermant le maître des lieux, un adversaire particulièrement puissant et souvent impressionnant. Qu’il s’agisse des affrontements ou des énigmes à résoudre, le joueur a très peu de chances de finir le jeu en fonçant dans le tas épée levée en criant YAHAAAAA et doit plutôt se servir de sa tête pour découvrir le point faible de ses adversaires ou comment utiliser les éléments du décor et les objets dont il dispose pour surmonter les obstacles, de ce fait l’ocarina du temps , votre instrument de musique magique sera à de nombreuses reprises mis à contribution de l’aventure. Un aspect récurrent dans la série et particulièrement agréable, d’autant qu’il devient hélas de plus en plus rare dans l’univers du jeu vidéo.

 

 

Mais comme le monde d’Hyrule n’est pas fait que de dragons ou autres bestioles repoussantes à pourfendre, les interactions avec les habitants de cette merveilleuse contrée sont également très nombreuses, ce qui se traduit par un nombre important de sous quêtes dont l’originalité et la diversité sont exemplaires. Ces sous quêtes vous permettront généralement d’acquérir les inévitables quarts de cœur de la série qui augmenteront votre énergie vitale, mais également d’acquérir des facultés et autres objets qui pourront s’avérer forts utiles par la suite. Ocarina Of Time est un jeu à la maniabilité irréprochable et qui propose un nombre considérable de situations de jeux différentes. L’élément le plus révélateur de cette profondeur du jeu est dans le fait que Link, le héros du jeu, passera du stade d’enfant à celui d’adulte et qu’ainsi vous contrôlerez un même personnage mais à des âges forts différents et toutes les possibilités du jeu s’articulent ainsi autour de ce changement d’époque. Un vrai Zelda ne peut être entièrement jugé sans avoir subi une analyse de tous les éléments qu’il propose, finir le jeu sans avoir participé à la moitié des sous quêtes proposées est quasiment ne pas connaître le jeu lui même, car cette masse immense de possibilités de jeu traduit fortement la profondeur de l’univers d’Hyrule et son atmosphère de monde vivant n’en est qu’encore plus intense. Ocarina Of Time propose donc un nombre considérable d’éléments de jeu, à la hauteur de la taille de la contrée parcourue par le joueur et qui traduit une nouvelle fois la créativité et le talent de Nintendo.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les opportunités offertes par le jeu sont immenses alors jouer à un Zelda, c’est fouiller de fond en comble cet univers. Si vous voulez pouvoir chevaucher les terres d’Hyrule, il vaut mieux s’intéresser à tout l’univers du jeu plutôt que se limiter à la quête principale déjà grandiose mais qui gagne encore plus en valeur si le joueur prend vraiment conscience de la taille de l’univers qu’il parcourt.

 

 

 

 

 

 

Que ce soit sur le plan technique ou sur l’univers du jeu, The Legend Of Zelda atteint la perfection à de nombreuses reprises. Tous les éléments du jeu témoignent d’un travail titanesque dont les résultats sont à la mesure des efforts des développeurs. Ainsi même les graphismes pouvant paraître simplistes pour certains sont toujours aussi merveilleux car si ils ne sont pas criants de réalisme, ils possèdent toutefois une atmosphère si forte qu’ils traduisent parfaitement toute la beauté du jeu. Pour la bande son, autant dire qu’on atteint Nirvana, les bruitages sont génialissimes et la musique du jeu est grandiose et nous offre nombre de thèmes mémorables et qui apportent toujours un énorme supplément au contenu du jeu. Pour la durée du jeu, compte tenu de l’immense amas de possibilités proposées, de la difficulté élevée du titre et du fait que l’histoire du jeu couvre de très longues périodes,  ne croyez pas l’avoir bouclée pour la première fois avant une soixantaine d’heures de jeu, grand minimum. Le jeu est donc irréprochable et la qualité atteinte par les développeurs du jeu est encore impressionnante aujourd’hui.

 

 

Rendez vous compte, après tant d’années, The Legend of Zelda : Ocarina Of Time est toujours aussi remarquable. L’intensité de l’aventure est telle que le jeu ne vieillit absolument pas et dépasse en de nombreux points énormément d’excellents jeux sortis de nos jours. Ocarina Of Time c’est plus que la renaissance de la saga Zelda, plus qu’un simple jeu vidéo, c’est un véritable rêve éveillé qui a été transposé sur jeu vidéo, une quête qu’on se surprend à refaire des dizaines de fois en éprouvant toujours autant d’émotion et de plaisir à vivre cette aventure. De la même manière que Link subit les changements au sein de cet univers en grandissant, le joueur ressent lui aussi l’évolution du monde d’Hyrule et son implication dans l’aventure le pousse à vouloir absolument terminer la quête de la triforce pour amener la paix à cette terre,  ce qui au fond est révélateur du principal message humaniste de Ocarina Of Time : l’image du monde à travers le regard d’un enfant et d’un adulte, d’un même être qui ayant découvert le mal en cette terre décide d’y mettre fin. Un principe qu’on retrouvera par la suite à bien des reprises dans l’univers de Zelda et qui semble jouer un rôle important dans l’aspect que donne Nintendo aux différents univers de la série.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette séquence est en quelque sorte un symbole de l’évolution de Link vers l’âge adulte. Cet aspect particulièrement fort dans Ocarina Of Time est l’une des principales caractéristiques de l’émotion procurée par le jeu. Les thèmes d’aventure et de poésie du jeu sont si puissants qu’ils demeurent éternels.

 

 

 

 

 

 

The Legend of Zelda : Ocarina Of Time est le jeu ultime de la saga Zelda et le jeu ultime de l’univers du jeu vidéo. Jamais une aventure n’a été dépeinte avec autant d’intensité et de savoir faire, jamais l’atmosphère d’un monde n’a été aussi captivante, jamais l’engouement pour une quête virtuelle n’a été aussi fort. De la même manière que bon nombre d’œuvres cultes dans leurs catégories, The Legend Of Zelda : Ocarina Of Time dépasse le cadre du jeu vidéo. C’est un véritable émerveillement, un rêve qu’on refait sans jamais se lasser et qui demeure toujours présent dans l’esprit. Un rêve d’une telle intensité et à l’univers si grandiose qu’on voudrait qu’il ne se finisse jamais. Les mots semblent faibles pour exprimer toute l’émotion dégagée par le jeu, toute la grandeur de ce véritable mythe, de cette légende du jeu vidéo. Une œuvre à la portée si titanesque et dont l’engouement crée autour d’elle est si puissant que le seul souhait en l’ayant achevée est de la découvrir une nouvelle fois. Voilà pourquoi la suite d’Ocarina Of Time fut à ce point attendue, parce que le plus grand jeu de la saga Zelda est une œuvre magistrale qu’on tient absolument à découvrir encore. Le succès grandiose largement mérité de The Legend Of Zelda : Ocarina Of Time et l’admiration qui fut immédiatement portée autour de ce titre éleva la saga Zelda vers les plus hauts sommets et la suite de cette aventure fut attendue avec énormément d’intensité et d’impatience.

 

 

Tous les fans rêvaient de redécouvrir les émotions de Ocarina Of Time à travers un nouveau voyage, une nouvelle aventure aussi incroyable que ce titan du jeu vidéo. Seulement, aucun fan ne s’imaginait qu’il lui faudrait attendre huit ans avant de pouvoir enfin revivre une aventure telle qu’elle est dépeinte dans ce jeu culte . Les raisons de cette insupportable attente sont très nombreuses, aussi pour bien comprendre à quel point le prochain volet de la saga est attendu avec tant d’ardeur et de passion, il est impératif de suivre l’évolution de la saga après le succès phénoménal d’Ocarina Of Time. Ainsi, après l’opus légendaire à jamais de la saga Zelda, sortit un deuxième volet de The Legend Of Zelda sur Nintendo 64. Un opus fort attendu et dont le résultat est aussi étrange que l’univers de cette nouvelle quête intitulée Majora’s Mask.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         THE LEGEND OF ZELDA : MAJORA’S MASK.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Développé en quasiment deux fois moins de temps que Ocarina Of Time, Majora’s Mask fut le deuxième et dernier Zelda à sortir sur Nintendo 64. La sortie du jeu fut accompagnée d’une publicité assez imposante et le succès fut au rendez vous malgré le fait qu’il fallait cette fois se munir d’une expansion Pack pour pouvoir profiter du jeu compte tenu de ces graphismes avancés pour la vieille console de Nintendo. Alors il est aisé de se rappeler les premiers instants du jeu où le joueur pense revivre une aventure aussi merveilleuse que celle d’Ocarina Of Time. Il est également aisé de se rappeler la stupéfaction de plus en plus grande au fur et à mesure du jeu lorsque le joueur se rend compte qu’il se retrouve devant un univers à des années lumières de celui d’Hyrule de tout point de vue.

 

 

 

 

 

 

Dés la séquence d’ouverture, quelque chose fait penser que le jeu va être sensiblement différent de son prédécesseur. Mais ce n’est rien comparer à l’impression que ressent le joueur après quelques heures de jeu…

 

 

 

 

Alors autant commencer directement par ce qui fâche : Majora’s Mask n’est pas la suite tant attendue d’Ocarina Of Time. Bien que conservant le style visuel du titre légendaire de Nintendo, ce deuxième volet de la saga Zelda sur Nintendo 64 n’a aucun rapport avec la précédente aventure de Link. Le scénario se détache complètement de Ocarina Of Time et ses seuls liens avec le jeu culte de la série se limitent à quelques clins d’oeils. La nouvelle quête se passe pas d’ailleurs sur Hyrule mais sur un autre monde nommé Termina, une terre beaucoup moins médiévale et fantastique que la contrée de la Princesse Zelda, un pays où les habitants sont menacés par la chute imminente de la Lune qui percutera la terre dans 72 heures. Un monde que Link va devoir aider après avoir levé la malédiction qu’a lancé sur lui un malfaisant personnage en le transformant en une créature nommée Peste Mojo à la suite d’une altercation suivie d’une espèce de passage vers une dimension parallèle . Après avoir retrouver son apparence normale et avoir eu quelques explications avec un vendeur de masques au visage familier, Link va comprendre que toute l’intrigue tourne autour d’une entité maléfique incarnée sous la forme d’un masque démoniaque, celui de Majora que porte la créature qui a lancé une malédiction sur le pauvre héros.

 

 

A la vue de ce petit aperçu du scénario, il semble bien que ce n’est pas que du point de vue de l’histoire que Majora’s Mask s’éloigne de Ocarina Of Time. Une impression très vite confirmée par le jeu qui dévoile un univers sombre et glauque, mettant souvent mal à l’aise par son aspect malveillant et à des années lumières de la quête fantastique pour trouver la Triforce de Ocarina Of Time. En clair, ceux qui pensaient revivre les mêmes émotions que dans le jeu culte de la saga Zelda et connaître la suite des péripéties de Link après les évènements d’Ocarina Of Time n’ont plus qu’à aller se coucher. Que ce soit du point de vue de l’intrigue ou de l’univers dépeint par le jeu, tout s’éloigne de Ocarina Of Time dont seul subsiste l’excellent gameplay et le style visuel enrichi.

 

 

Toutefois, une fois passée le premier choc devant tant d’éléments inattendus, l’univers de Majora’s Mask, après avoir été au début déroutant, devient rapidement fascinant. Le grand point fort du jeu est sans aucun doute son ambiance étrange et malsaine sur laquelle il convient particulièrement d’insister. Pendant toute l’aventure de Link, se succèdent les étrangetés et les incohérences. Tandis que Ocarina Of Time permettait de faire vivre au joueur des rêves de chevalerie et d’aventure, beaucoup de séquences de Majora’s Mask font penser à un cauchemar éveillé où rien n’aurait de sens ni de cohérence. L’aspect émotionnel est d’ailleurs particulièrement mis en valeur dans le titre puisque, si Link reste comme d’habitude mué comme une taupe (un trait caractéristique de la saga Zelda afin de laisser le joueur s’imaginer la personnalité du héros) les différents personnages que l’on rencontre dans l’aventure ont des réactions parfois déroutantes face à l’arrivée proche de l’apocalypse. Alors que certains attendent avec résignation la fin, d’autres paniquent totalement face à la menace pesée sur Termina alors qu’enfin plusieurs personnes tentent de mener une vie normale comme si de rien n’était à l’image des travailleurs préparant la fête annuelle de la capitale alors que la Lune se fait de plus en plus grande dans le ciel.

 

 

Les personnages secondaires sont la preuve d’un vrai travail de la part des développeurs pour donner au monde de Termina une allure si inquiétante et perturbante. Ils sont beaucoup plus vivants que dans Ocarina Of Time et ainsi l’impassibilité de certains protagonistes devant l’univers étrange qui les entoure ou encore leur impuissance devant ce qui se déclenche est d’autant plus frappante pour le joueur. Et de même que l’univers glauque et inquiétant de Majora’Mask agit sur les habitants de Termina, Link est également affecté par ce qui l’entoure en témoigne les différentes capacités que Link obtiendrait tout au long de l’aventure et qui lui permettront de se transformer en créatures dans des métamorphoses où Link hurle à la mort comme s’il subissait un vrai supplice. Si les progrès en terme de graphismes opérés dans Majora’s Mask depuis Ocarina Of Time, ne sont pas flagrants ; ils permettent néanmoins un design des créatures beaucoup plus poussé et ainsi leur étrangeté n’en est que d’autant plus forte. Un univers sombre et étrange, des personnages parfois inquiétants et déroutants, de nombreuses situations partant parfois à la limite du sadisme ou de l’horreur, l’ambiance de Majora’Mask a de quoi être particulièrement originale compte tenu de l’aspect médiéval et fantastique jusqu’à alors coutumier à la saga Zelda. Si bien sûr l’ensemble est beaucoup moins traumatisant que l’effet procuré par des sagas de jeux vidéos tels Silent Hill ou Forbidden Sirren, l’atmosphère de Majora’s Mask est tellement spécifique à ce volet de la saga Zelda qu’il est important de la mettre en avant car elle est d’autant plus étrange qu’elle se marie étonnamment bien avec l’univers de Zelda qu’on n’aurait jamais pu imaginer si tourné vers la folie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Une contrée peuplée de créatures à l’aspect sympathique…

 

 

 

 

 

 

Où il fait bon vivre…

 

 

 

 

 

 

 

Auprès d’habitants accueillants et ordinaires…

 

 

 

 

 

Si c’est surtout une fois encore l’atmosphère du jeu qui impressionne, il ne faut pas en oublier l’aspect technique du titre. Il faut bien sûr commencer par la grande innovation du titre : son système de gestion du temps . Alors, je vais répondre d’emblée à la question qu’on pose généralement dix mille fois sur le titre lorsqu’on ne le connaît pas : non, le jeu ne doit pas réellement s’achever en 72 heures en temps  réel et ainsi non, vous ne vous retrouvez pas comme un abruti à recommencer le jeu depuis le début si vous n’avez pas eu le temps  d’empêcher la lune de tomber parce que vous étiez bloqués dans un temple. En réalité, dans Majora’s Mask, les heures passent comme des minutes et de ce fait, vous pouvez très facilement en une partie faire le cycle des trois jours qui restent à vivre aux habitants de Termina. Fort heureusement, Link possède toujours son instrument fétiche : l’ocarina du temps dont les pouvoirs magiques lui permettent de remonter le temps  et de revenir ainsi à tout moment au début du cycle des trois jours. Ainsi vous disposez d’une durée de temps  ainsi infinie,  toutefois les voyages dans le temps ne sont pas à prendre à la légère puisqu’en revenant au début du cycle des trois jours si vous êtes en plein cœur d’un donjon, vous devrez tout recommencer depuis le début. De même les quêtes secondaires reviennent à leur point de départ dés que vous refaites un saut en arrière dans le temps , ce qui par ailleurs permet de refaire plusieurs fois mais de manières différentes plusieurs sous quêtes.

 

 

Les quêtes secondaires, parlons en justement. Preuve du travail effectué sur les habitants de Termina, les sous quêtes sont beaucoup plus nombreuses et beaucoup plus travaillées car elles reposent désormais en grande partie sur les interactions entre personnages qui vivent vraiment en société, à l’inverse d’Ocarina Of Time où les personnages restaient souvent à la même place. Les quêtes secondaires si elles vous permettront comme d’habitude d’acquérir les inévitables quarts de cœur, cette fois ci, elles seront surtout cruciales pour obtenir la majeure partie de la grande nouveauté en matière d’objets de Majora’s Mask : les masques. En effet, de simple accessoire amusant dans Ocarina Of Time, les masques sont devenus dans Majora’s Mask l’élément central du titre. Beaucoup de masques vont permettront d’acquérir des nouvelles capacités certes facultatives mais qui pourront se révéler très utiles dans l’aventure principale outre le fait qu’elles vont permettront également d’acquérir d’autres quarts de cœur. Enfin, le jeu comporte trois masques principaux qu’il est obligé d’acquérir pour terminer l’aventure. Ces masques vont permettront de vous transformer en trois races différentes aux particularités bien spécifiques : la race forestière des Mojo, celle plus robuste des Gorons et enfin la plus réussie, celle aquatique des Zoras qui vous permettra de nager comme un dauphin dans l’océan et de revivre le Grand Bleu version Zelda.

 

 

Ces transformations principales sont particulièrement réussies. Outre la note dérangeante supplémentaire précédemment citée qu’elles apportent au titre (et qui va en plus au delà de la souffrance que ressent Link dans ses métamorphoses), les capacités des différentes créatures dont Link peut revêtir l’apparence ont été parfaitement incluses dans le gameplay et beaucoup d’énigmes et d’affrontements reposeront justement sur l’utilisation intelligente des masques, de même que selon votre apparence physique les habitants de Termina vous parleront de manière bien différente. Un univers à la folie et à l’étrangeté stupéfiantes, des ajouts intelligents dans le gameplay et très spécifiques à ce nouveau volet des aventures de Link …malgré le fait qu’il n’ait quasiment aucun rapport avec Ocarina Of Time, Majora’s Mask serait t-il le digne successeur du titre légendaire de Nintendo ? Malheureusement non, car si l’admiration portée envers le titre dure pendant de nombreuses merveilleuses heures de jeu, le nouveau volet de The Legend Of Zelda montre malheureusement trop rapidement ses limites.

 

 

 

 

 

 

Vous n’avez fort heureusement pas réellement 72 heures pour finir le jeu. Les voyages dans le temps  ne seront pas de trop pour trouver comment empêcher cette lune de détruire Termina. Un indice : c’est pas en lui tirant dessus que ça va marcher.

 

 

 

 

Grande innovation de ce titre et l’un des aspects les plus déroutants de l’univers étrange et sombre de Termina, les transformations en différentes créatures sont particulièrement réussies.

 

 

 

 

 

Si l’ambiance de Majora’s Mask est si captivante, il lui manque un grand atout pour rivaliser avec Ocarina Of Time : l’ambition. Si ce second volet de Zelda sur Nintendo 64 est au départ fabuleux et plein de promesses, il accuse une sérieuse baisse d’intensité dés la deuxième moitié du jeu. L’une des marques les plus significatives de cette incapacité à maintenir l’attention complète du joueur pendant toute l’aventure constitue dans l’intrigue du jeu. Bien que le scénario soit au départ surprenant, faisant succéder les rebondissements inattendus à un rythme effréné tout en plongeant le joueur jusqu’au cou dans un univers sans logique ni sens, il perd très vite en intelligence et en virtuosité. En réalité à partir d’un certain stade dans le jeu situé environ à la moitié de la quête, l’histoire perd progressivement en qualité et le joueur se rend compte au fur et à mesure qu’il approche de la fin du jeu que l’intrigue de celui ci tient de moins en moins ses promesses. Cette lente chute de qualité dans le scénario se conclue par un final ridicule comparer au potentiel immense de l’œuvre et presque aberrant de faiblesse d’intensité et d’ambition quand on se souvient du merveilleux final de Ocarina Of Time.

 

 

Cette diminution dans la force du scénario se traduit également dans l’ambiance du jeu. Bien que du début à la fin, l’aventure conserve son aspect déroutant et malsain, celui ci perd lui aussi en valeur à mesure que la fin du titre se rapproche pour une raison simple : la réalisation de Majora’s Mask n’appuie pas assez l’univers de Termina et est au bout du compte beaucoup moins ingénieuse et audacieuse que celle d’Ocarina Of Time. Le potentiel de l’œuvre était énorme, les développeurs avaient fait preuve d’audace en instaurant une ambiance si particulière dans le mythe de Zelda mais il leur manque toutefois la volonté de créer un jeu à la limite de la perfection tel que cela avait été le cas avec Ocarina Of Time. Ainsi le jeu s’achève sur une note décevante, l’impression qu’on tenait l’un des sommets de la saga Zelda au potentiel phénoménal mais gâché par un manque cruel d’ambition.

 

 

Le sentiment que le jeu n’a pas été aussi travaillé qu’il aurait dû l’être se ressent également dans le gameplay où là encore la motivation trop faible des développeurs se fait sentir. Ne serait ce que par le nombre de donjons, seulement au nombre de quatre soit la moitié à peine des labyrinthes d’Ocarina Of Time. De même, le système de contrôle du temps  qui paraît au départ fabuleux se révèle vite être un système à double tranchant. En effet, la capacité de pouvoir revenir en arrière au début de l’aventure autant de fois qu’on le veut donne la possibilité de refaire à l’infini les quêtes secondaires sans avoir à recommencer le jeu depuis le début pour cela. Le fait de pouvoir refaire une grande partie du jeu à tout moment ne donne pas vraiment envie de reprendre la quête depuis le tout premier commencement car la seule chose que l’on peut refaire réellement à ce moment là est la quête principale, qui au bout du compte s’est révélée ne pas être si incroyable que ça.

 

 

Et pourtant le jeu aurait pu atteindre les sommets et siéger à côté de Ocarina Of Time, il aurait juste fallu allonger l’aventure, laisser la quête se prolonger jusqu’à un point culminant et non la terminer alors qu’on a l’impression qu’il reste toute une partie du jeu à découvrir. Les possibilités pour cela étaient simples, parmi lesquelles celle qui vient très vite à l’esprit aurait été de faire grandir Link comme dans Ocarina Of Time. Un choix que les développeurs n’ont pas fait et qui est un peu excusable dans la mesure où Link étant un enfant, les situations qu’il rencontre n’en sont que plus étranges et gênantes pour un garçon de son âge. Mais inclure un nouveau cycle de trois jours aurait été une vraie marque de volonté de la part de Nintendo. Cela aurait poussé le jeu jusqu’au fond de son univers comme dans Ocarina Of Time. Toutes ses spéculations sur ce que le titre auraient pu être sont maintenant inutiles mais elles font comprendre à quel point le potentiel de Majora’s Mask n’a pas été utilisé jusqu’au bout bien que le joueur ait souvent pu voir au cours de l’aventure un aperçu de ce qui aurait pu être la qualité générale du titre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fois le jeu terminé, on se rend compte avec amertume que le début de l’aventure était quasiment la meilleure partie de la quête de tous points de vue. Dommage que le reste du jeu n’ait pas montré autant d’ingéniosité que ce somptueux point de départ.

 

 

 

 

Majora’s Mask, malgré le fait qu’il coupait quasiment tous ses liens avec Ocarina Of Time, aurait pu être également un titre de légende. Il ne restera qu’un grand jeu par manque d’ambition de la part des développeurs qui n’ont pas poussé leur créativité jusqu’au point qui avait été atteint avec Ocarina Of Time. Malgré tout, ce volet reste unique dans l’histoire de la saga ne serait ce que par ses atouts spécifiques en termes de gameplay avec l’utilisation majeure des masques et le système de gestion du temps . Mais ce qu’on retient avant toute chose de Majora’s Mask une fois la quête terminée, c’est réellement cette impression d’anormalité et presque d’horreur qui règne dans le jeu. Si cette ambiance n’est pas toujours de la même intensité, elle reste présente du début jusqu’à la fin du jeu. Et il y a une telle accumulation d’éléments énigmatiques et perturbants qu’on finit par se demander si toute cette quête est bien réelle. Les dernières séquences du jeu vont d’ailleurs dans ce sens et laissent le sentiment qu’au bout du compte, toute cette aventure aurait pu n’être qu’un interminable cauchemar.



Publié dans Jeux vidéos

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