DOSSIER THE LEGEND OF ZELDA (partie 2)

Publié le par Leon9000

THE LEGEND OF ZELDA : THE WIND WAKER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Attention, voici LE sujet polémique de la saga Zelda. Le jeu qui créa bien des mois avant sa sortie un débat enflammé entre les fans de Zelda et les joueurs de jeux vidéos en général. Ce nouveau volet de la saga Zelda fut la preuve indéniable de la volonté de Nintendo de créer des jeux véritablement artistiques et non guidés par des processus commerciaux. Même encore aujourd’hui, Wind Waker a encore beaucoup de mal à se faire accepter chez une grande partie de joueurs. Pour comprendre une telle situation, mieux vaut remonter à ses origines. Partons tout de suite pour un petit saut en arrière dans le temps .

 

 

L’an 2000 : le trouble crée par Majora’s Mask commence à légèrement se dissiper que le regard des fans se tourne déjà vers l’avenir et vers la prochaine console de Nintendo : la Gamecube. Les capacités de la console de Nintendo impressionnent dés sa sortie avec des titans graphiques comme Starwars : Rogue Squadron. Les fans de Zelda n’ont alors plus qu’un rêve, retrouver leur univers fétiche avec des graphismes avancés dans une ambiance que beaucoup espèrent cette fois ci plus proche de l’esprit d’Ocarina Of Time. Le temps  passe et il ne fait nul doute que le prochain Zelda sera un phénomène, l’un des piliers de vente de Nintendo. Une vidéo crée pour tester les capacités techniques de la Gamecube illustre un combat entre Link et Ganondorf, le fidèle adversaire principal de Zelda. Même si à l’heure qu’il est, on constate que cette vidéo était très loin d’être représentative du potentiel des graphismes de la console, les fans ont d’ores et déjà l’eau à la bouche. Cela fait déjà un bon moment que la Gamecube est entrée dans le marché quand enfin l’annonce du prochain Zelda est faite.* roulements de tambour *

 

 

 

 

 

 

 

Cette vidéo, au bout du compte de faible qualité graphique, était quand même une bonne représentation de ce qu’espéraient les fans à l’époque.

 

 

 

 

 

 

L’annonce du prochain Zelda va bientôt être faite. Tout le monde s’imagine un jeu poussant les graphismes de la Gamecube à leurs limites, montrant un Hyrule plus réaliste et crédible qu’il ne l’a jamais été. Les fans imaginent déjà Link à l’image de celui présenté dans la vidéo précédemment citée, autrement dit un héros tel que celui ci :

 

 

 

 

 

 

 

 

Le nouveau Zelda est présenté. Le look de Link ressemblera finalement à ceci :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les journalistes présents à l’annonce du jeu échangent des regards indécis. Les fans vérifient s’ils avaient oublié que c’était le premier avril aujourd’hui et constatent amèrement que la réalité est bien différente. On se sait pas vraiment quoi dire, la stupéfaction est totale du moins au début. Parce que très vite, les langues se délient et un déluge de protestations envahit le Web et le studio Nintendo croule sous le nombre de plaintes vis à vis de ce choix graphisme pour le nouveau Zelda, autrement dit l’utilisation de graphismes en Cell Shading, très proches d’un dessin animé. L’énervement général monte en puissance, les différents éléments dévoilés ne parviennent guère à apaiser les esprits et les insultes vis à vis du jeu commencent même à devenir monnaie courante, « c’est moche » étant celle qui apparaît le plus fréquemment. Ce qui énerve peut être par dessus tout est l’assurance totale de Miyamoto, le créateur de la saga Zelda, lors de l’annonce du titre. Le Spielberg du jeu vidéo semble en effet être totalement sûr de lui alors que sur le coup, beaucoup ont du mal à croire que ce qu’ils voient est vrai et son assurance vis à vis de la qualité du titre reste ferme malgré les protestations qui continuent sans cesse.

 

 

Malgré les efforts de Nintendo pour apaiser les doutes, le nouveau choix de graphismes est décidemment trop osé pour être accepté. La situation prête presque à rire puisque personne n’imaginait qu’on aurait un jour à critiquer un Zelda sur ces graphismes. Il faut dire aussi que le désir de voir un Link tel qu’Ocarina Of Time était tellement ancré dans l’esprit des fans qu’une réalité différente paraissait impossible. Entre temps , sont en plus annoncés deux versions de Link mature dans deux jeux d’action : Super Smash Bros Melee et Soulcalibur 2. La version de Link dans Soulcalibur 2 impressionne particulièrement les fans dont le regret pour le style visuel de Wind Waker n’en devient que plus fort. Le jeu sort finalement. Les critiques sont unanimement élogieuses, et connaissant le débat autour de ce jeu, certaines critiques de qualité n’hésitent pas à mettre la note maximum à Wind Waker afin d’appuyer le choix difficile et risqué qu’a prit Nintendo en prenant tout le monde à revers. Malgré cela, Wind Waker n’est pas véritablement un succès magistral à sa sortie alors qu’un Zelda plus classique avec des graphismes crédibles était quasiment sûr d’être numéro 1 des ventes pendant un long moment. Pourtant qu’on se le dise, the Wind Waker méritait peut être d’avoir le plus grand succès pour un Zelda vu la qualité du titre et le pari fou qu’avait pris Nintendo. Mais être fan c’est quelque chose, et il n’est jamais trop conseillé de jouer avec leurs sentiments parce qu’ils pourraient s’avérer particulièrement bornés si on les décevait. Je suis le premier à être visé par cette remarque puisque j’étais tellement en rage contre Nintendo que j’ai du attendre qu’on me prête le jeu avant de pouvoir y jouer, et ce des mois après la sortie du titre. Je me suis rapidement rendu compte que c’était la plus grande erreur (pour ne pas dire autre chose) que j’avais commise en tant que joueur de jeux vidéos et fan de Zelda. Il convient à présent de réparer mes fautes en faisant dés à présent l’éloge de ce jeu grandiose qu’est The Legend Of Zelda : The Wind Waker.

 

 

 

 

 

 

 La version de Link dans Super Smash Bros Melee.

 

 

 

 

Et surtout celle de Soulcalibur 2 n’aidèrent pas vraiment Wind Waker à se faire accepter auprès des fans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors commençons directement par ce qui a divisé des communautés entières de fans à propos de ce nouveau Zelda : les graphismes. Et bien les graphismes, n’ayons pas peur de le dire sont MA-GNI-FI-QUES. Une telle chose provenant de ma bouche quelques années auparavant aurait été inconcevable mais c’est véritablement l’impression que m’a laissé le style visuel de Wind Waker et ce dés la première partie. Oui, il y a un cap difficile à passer où l’on ne fait que froncer les sourcils devant chaque élément visuel que l’on aperçoit. Mais après, allons à peine quelques heures de jeu, une fois que le choix graphique de Nintendo a enfin été accepté dans l’esprit du joueur, le jeu est magnifique. Dans sa catégorie, The Legend Of Zelda : The Wind Waker est l’un des titans graphiques du jeu vidéo, jamais on n’a approché à ce point d’un dessin animé, tout le jeu semble être un film d’animation en mouvement. Oui, les visages des protagonistes sont caricaturaux mais qu’à cela ne tienne, ils sont ainsi beaucoup plus expressifs que dans nombre de jeux vidéos réalistes. La finesse des détails est exemplaire, les effets spéciaux et les jeux de lumière sont impeccables, le design visuel de plusieurs environnements et de nombreux monstres est tout bonnement impressionnant. Oui, le jeu est impressionnant, c’est difficile à croire lorsqu’on ne voit que quelques images ou même quelques vidéos. Il faut véritablement plonger dans le jeu pour se rendre compte à quel point l’univers dépeint par ce Zelda est harmonieux et splendide. C’est tout un monde, toute une aventure qui prend vie grâce à ce choix de graphismes et ainsi par bien des aspects l’aventure est beaucoup plus immersive que dans les autres volets de la saga. Nintendo a réussi un pari monstrueux : faire accepter un choix graphique exactement à l’opposé de ce qu’espérait le public. Et ainsi, moi même qui pourtant, croyez le bien, était fondamentalement contre ce style graphique, j’ai été séduit et conquis par Nintendo dont le génie m’a encore une fois de plus sauté aux yeux. Et son génie ne s’est pas limité à des graphismes somptueux.

 

 

 

 

 

 

On m’aurait dit auparavant : « tu verras. Un jour, tu diras tout haut en jouant à Wind Waker « Youah, c’est super bien fait » » , je pense que ça m’aurait sacrement fait marrer. Remarquez, ça me fait aussi marrer de repenser à cette époque, désormais bien lointaine.

 

 

 

 

Parlons ainsi de ce qui préoccupait également beaucoup de monde : l’atmosphère du jeu. Beaucoup craignaient avec raison que l’aventure prenne un tournant trop enfantin et en oublie le côté épique propre à la saga. Nulle inquiétude à avoir de ce côté également. Si le jeu est en Cell Shading, c’est parce que l’aventure est vécue par un Link, encore très jeune qui doit parcourir les océans afin de libérer sa petite sœur enlevée par un oiseau gigantesque. Souvenez vous que la vision du monde par le regard du personnage principal est un des piliers de la série et Ocarina Of Time est à mes yeux celui qui est le plus révélateur de cette thématique en changeant considérablement l’aspect visuel d’Hyrule selon l’âge de Link. Or Link ne parle pas, par conséquent l’environnement qui l’entoure doit parler à sa place, et ainsi l’univers de Wind Waker est extrêmement coloré et fantaisiste pour souligner les rêves d’aventure qui caractérisent le jeune garçon. Ainsi, oui le jeu est enfantin par bien des aspects mais cet ajout d’innocence est bienvenu car il apporte d’une part beaucoup d’humour supplémentaire à la saga et surtout une touche supplémentaire d’aventure a été instaurée dans la série. The Wind Waker se révèle donc être l’un des volets accentuant le plus l’aventure et les péripéties de la quête de Link, à travers notamment le billet de la piraterie, utilisant beaucoup pour cela des voyages en bateau.

 

 

 

 

 

 

Mais attention ces éléments ne font là que pour accentuer la véritable ambiance de Wind Waker. Laquelle est ce ? Tout simplement celle d’Ocarina Of Time. Oui, difficile de croire qu’on pourrait retrouver le côté épique et fantastique du jeu légendaire de Zelda dans un jeu en Cell Shading, et pourtant The Wind Waker est réellement le digne descendant de Ocarina Of Time, et fonctionne en réalité sur le même principe et les deux histoires se rapprochent sensiblement dans leur déroulement par bien des aspects. On est donc surpris de retrouver l’émotion d’Ocarina Of Time dans un jeu si coloré mais au niveau de l’ambiance, on ne peut pas se tromper : loin des cauchemars troublants de Majora’s Mask, on retrouve l’héroïsme et le chevaleresque du jeu mythique de la saga Zelda. Le scénario de Wind Waker est d’ailleurs la preuve la plus étonnante de ce retour aux origines car il constitue en réalité le prolongement de l’intrigue d’Ocarina Of Time. Ainsi, Wind Waker est en quelque sorte la suite d’Ocarina Of Time mais des millénaires après la première épopée de Link. Wind Waker est donc le premier jeu de la série à prendre en compte les autres volets de la série Zelda et l’intrigue du jeu est réellement génialissime car elle reprend des quantités phénoménales d’éléments d’Ocarina Of Time avec également beaucoup de clins d’oeils adressés aux fans auxquels le jeu rend quelque part beaucoup hommage pour leur admiration envers le titre légendaire de la saga Zelda.

 

 

Si le jeu est certes enfantin, le scénario est étonnamment mature et malgré l’absence de violence directe, The Wind Waker arrive à faire ressentir beaucoup de nostalgie et d’émotion pour cette nouvelle étape de l’histoire de Zelda, même si il faut l’admettre l’univers d’Ocarina Of Time était plus marquant.  Malgré toutes les déceptions vis à vis du style visuel et toutes les protestations contre ce jeu, The Legend Of Zelda : The Wind Waker écrase toutes ses barrières en présentant un univers au charme irrésistible, sur une ambiance de surcroît très proche de celle d’Ocarina Of Time avec un excellent rajout d’humour et d’aventure. Sur le fond, ce titre est une véritable réussite car il brise tout le ressentiment qu’on peut éprouver vis à vis du jeu, aussi puissant soit t-il. Et sur la forme, c’est un déluge admirable de nouveautés.

 

 

 

 

 

 

La piraterie est l’un des aspects de l’accentuation de l’aventure dans ce nouveau jeu grandiose de la saga Zelda, très fidèle à la véritable force du mythe de la saga.

 

 

 

 

 

 

En terme de possibilités de jeu, The Legend Of Zelda : The Wind Waker apporte considérablement à la saga. Tout le jeu témoigne d’une énorme volonté de la part de Nintendo d’apporter de la nouveauté à sa saga fétiche. Tout l’univers de Wind Waker brille d’une réalisation impeccable, extrêmement originale et qui cherche avant tout à étonner le joueur et lui provoquer de nouveaux plaisirs de jeu tout en étant à la fois très fidèle à l’esprit de la série. Outre les nouveaux objets inédits que Link trouvera dans sa quête telle la feuille Mojo, le grappin griffe ou la baguette du vent à la manipulation ingénieuse, le héros en éternelle tenue verte a également un nouveau moyen de locomotion fort utile en la présence d’un bateau parlant. Fini les voyages à cheval, la mer recouvre quasiment toute la carte et il faut donc la traverser à la voile. Votre bateau est rapide mais le secret de votre vitesse réside avant tout dans l’utilisation du vent dont vous pourrez changer la direction à loisir selon la direction que vous devrez prendre grâce à votre baguette du vent. Les voyages en bateau, outre cette utilisation intelligence du vent, bénéficient en plus d’une excellente atmosphère de liberté car la sensation de traverser une mer aux fluctuations et au temps changeant est très forte. Au delà des nouveaux moyens dont dispose Link pour réaliser sa quête, la grande originalité du titre vient dans les épreuves qu’il aura à affronter.

 

 

Cette amélioration des obstacles que rencontre Link dans sa quête est surtout visible dans les combats, désormais beaucoup plus dynamiques et réussis que dans les précédents volets. Les actions de Link sont pourtant toujours les mêmes (mis à part une nouvelle attaque spéciale très utile) mais la nature des ennemis a beaucoup changé. Alors qu’Ocarina Of Time et Majora’s Mask vous opposait principalement à des créatures, les Monstres dans Wind Waker sont de vrais combattants maniant des armes qu’ils peuvent perdre (et que vous pouvez ainsi récupérer) mais qui savent s’adapter à la situation dans laquelle ils se trouvent. De plus des rajouts d’effets de lumières et de bruitages lors des coups donnés augmente encore davantage le dynamisme de ces affrontements. Et de même partout ailleurs, la même originalité et le même savoir faire se manifeste. Si le nombre de donjons n’est pas aussi important qu’on aurait pu l’espérer, ce petit nombre est vite oublié devant l’originalité de ces labyrinthes dont beaucoup ne ressemblent à rien de ce qui a déjà été vu dans un Zelda et où par exemple vous devrez pour la première fois collaborer avec d’autres personnes pour traverser les donjons. De même, les affrontements entre les Maîtres des temples  sont fantastiques, souvent surprenants et les ajouts qu’ont apportés Nintendo à ces affrontements mythiques sont impressionnants, surtout pour les fans habitués de Zelda. Outre donc cette réalisation grandiose qui apporte énormément de nouveautés bienvenues à la saga, le reste du jeu se démarque par des effets sonores parfaits et une musique qui n’est rien de moins que la meilleure de la série des Zelda, car si elle n’instaure pas autant de grands thèmes que dans Ocarina Of Time, elle soutient beaucoup plus l’action, particulièrement dans les cinématiques.

 

 

 

 

 

 

Le jeu fait preuve d’une excellente originalité. Ici, vous apprenez le maniement de l’épée auprès d’un vieux maître Samouraï.

 

 

 

 

Oui, The Wind Waker est un jeu grandiose dont la qualité est tellement grande que personne n’aurait du être repoussé par ces graphismes. C’est réellement l’un des choix de carrière les plus admirables de Nintendo qui au bout du compte arrive à ce qu’on acclame leur choix alors même que toutes les protestations possibles et inimaginables étaient auparavant émises. Toutefois, malgré ses grandes qualités, The Wind Waker arrive t-il au sommet d’Ocarina Of Time ? Hélas non car si le jeu est beaucoup plus ambitieux, abouti et novateur que Majora’s Mask, il n’atteint pas assez la perfection pour séjourner aux côtés de son illustre aîné. A cause en grande partie de deux éléments assez gênants qui sont les seuls défauts majeurs du jeu. Tout d’abord, la quête se termine avec beaucoup trop de facilité. Elle reste d’une durée largement acceptable, presque aussi longue qu’Ocarina Of Time, mais la progression du joueur est trop rapide, il ne rencontre pas assez de difficultés dans l’aventure. Si on ne peut plus maintenant reprocher à Wind Waker ses graphismes tous publics qui apportent beaucoup à la saga, sa faible difficulté, qui a connue une forte baisse depuis Ocarina Of Time (visiblement dans le but d’attirer le plus large public possible) , est regrettable. Si les combats sont réussis, ils n’en restent pas moins trop aisés à remporter de même que les Maîtres des donjons dont l’astuce pour les vaincre paraît un peu trop évidente. Certaines énigmes des temples sont un peu tordues mais ne poseront aucune difficulté aux habitués de la saga Zelda.

Toute cette progression plutôt aisée n’enlève fort heureusement rien au plaisir intense qu’on ressent à vivre la quête mais plus d’obstacles auraient davantage accru le sentiment de fierté du joueur en triomphant des épreuves.

 

 

L’obtention de toutes les cartes aux trésors, nécessaires pour avoir l’intégralité des quarts de cœur du jeu, opposera plus de résistance au joueur mais ces cartes nécessitant de longues phases en bateau pour les obtenir, le joueur a de fortes chances de se lasser rapidement, ce qui nous emmène au deuxième défaut majeur du jeu. En effet l’autre facteur gênant du titre concerne les phases en bateau. Si elles sont indéniablement réussies, elles sont par contre beaucoup trop présentes. L’aventure vous demande de faire très fréquemment de longs voyages en bateau pour rejoindre une île lointaine, toutefois passé l’ivresse du voyage des premiers instants, l’ennui s’installe très vite car la mer est immensément grande, beaucoup trop grande, et ne comporte quasiment aucun obstacle pouvant entraver la progression du joueur qu’on ne puisse repérer à dix kilomètres à la ronde. Aussi, il suffira la plupart du temps  d’orienter le vent dans la bonne direction, de vérifier qu’on navigue bien vers le but recherché, et alors vous pourrez carrément lâcher votre mannette, reprendre une activité normale et revenir quelques instants plus tard pour vérifier que vous êtes bien arrivés. L’excellente idée d’user de voyages en bateau est donc assez gâchée par ces voyages interminables et de surcroît fréquents. De plus, il faut savoir que toute une partie de l’aventure nécessite justement des traversées fréquentes sur la mer pour trouver divers trésors indispensables à l’accomplissement de la quête. Cette partie de l’aventure pourrait très vite lasser les joueurs, ce qui serait tout de même regrettable, vu la grande qualité du reste de l’aventure et le génialissime combat final proposé par le jeu.

 

 

La taille immense de la mer appelle un autre défaut, celui du faible nombre d’habitants que l’on croise sur les îles. Celles ci sont souvent petites et mis à part de rares occasions, très peu peuplées. Ainsi et là c’est plutôt un défaut spécifique à The Wind Waker, vous ne rencontrez pas assez de races et de peuples différents. Bien que les rares cités que vous trouverez peuplées bénéficient du même travail sur les personnages secondaires que celui effectué dans Majora’s Mask, les quêtes secondaires reposent tout de même beaucoup trop sur les voyages en bateau qui souffrent déjà de trop de longueurs. Pour finir, le nombre d'items que vous pourrez acquérir est un peu trop faible pour un Zelda vraiment abouti. Ces quelques défauts sont assez consistants pour handicaper le jeu vis à vis d’Ocarina Of Time mais il n’en reste pas moins que Wind Waker reste un grand volet de la saga Zelda.

 

 

 

 

 

 

 

 

Une difficulté trop faible alliée à des voyages en bateau répétitifs et fréquents, le tout avec en plus peu de quêtes secondaires avec les habitants des îles et pas assez d'objets à acquérir: ces défauts empêchent l’aventure d’être véritablement irréprochable.

 

 

 

 

Des défauts qui auraient pu être évités, particulièrement en ce qui concerne les phases en bateau, font que The Wind Waker n’est pas l’immense titre qui succèdera à Ocarina Of Time. Toutefois, ses qualités grandioses en terme de réalisation et de plaisir ludique font que The Wind Waker est un immense jeu portant avec mérite le titre de The Legend Of Zelda en lui apportant d’immenses nouveautés tant sur le fond que sur la forme tout en restant fidèle à Ocarina Of Time qu’il prolonge même. Un jeu dont la réputation trop faible est indigne, dont les critiques négatives adressées à sa sortie n’avaient aucun droit d’être devant l’immense qualité du titre. The Legend of Zelda : The Wind Waker fut le plus grand pari de Nintendo, un pari grandement réussi bien qu’il n’eut pas les éloges qu’il aurait dû avoir. Nintendo eut tellement de mal à faire passer ce nouveau volet de la saga Zelda auprés du public que maintenant que de plus en plus de joueurs étaient conquis par le jeu ( et beaucoup d’autres le seront sans doute encore pendant de nombreuses années) il était évident pour tout le monde que Nintendo allait continuer sur cette lancée, ce nouveau choix de carrière ayant été si risqué pour le studio que maintenant qu’il était enfin accepter par un grand nombre de joueurs, le studio allait prolonger son difficile pari avec plus de facilité dans l’avenir sans doute. Tout le monde se trompait...

2006 : HUIT ANS APRES LA SORTIE D’OCARINA OF TIME, SON MODELE ARRIVE ENFIN.

 



Publié dans Jeux vidéos

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Vincent 18/08/2009 21:07

je connai e titre du prochain zelda

brunet 24/02/2009 17:20

sltslt comment sappelle le zelda sur game cube

MidnaFan 15/02/2009 16:42

J'ai beaucoups aimé cet article. :-)
Et ce jeu est superbe! Un vrai chef d'oeuvre...

Fred 18/11/2008 18:52

j ai fini tout les zelda et le meilleur c t bien twilight princess tout et bien dans ce jeu sauf la duree du jeu il ete assez rapide mais fantastique j espere que le prochain sera dure et long du genre twilight en plus dur

sandra maranda filiatreault 07/10/2008 23:21

c'est quand qu'il aura un autre zelda sur la wii?je voudrais qu'il soit meilleur que twilight princess. je trouve ca long d'attendre un zelda qui sort. ca serai cool si les personnages parlent.