The Green Hornet: l'habit ne fait le héros

Publié le par Leon9000

Jay Chou et Seth Rogen. Sony Pictures Releasing France

Il est au départ un peu difficile de reconnaître l'empreinte de Michel Gondry dans ce blockbuster assez conventionnel où les cascades improbables se succèdent au rythme des explosions et autres courses poursuites. Heureusement quelques séquences à la mise en scène inspirée et audacieuse rappellent la présence du réalisateur d'Eternel Sunshine Of The Spotless Mind et la Science des Reves derrière la caméra. Néanmoins même si l'ensemble du film est d'une qualité tout à fait convenable, que les acteurs sont convaincants et que l'humour est efficace, le spectacle proposé n'arrive jamais réellement à se démarquer des productions habituelles du genre. Un divertissement tout à fait honnête donc mais on ne pouvait s'empêcher d'espérer plus de fantaisie de la part de son réalisateur.

Un dernier mot concernant la 3D du film qui n'est pas mauvaise mais carrément ridicule. Même l'oeil le moins averti en la matière remarquera rapidemment l'inutilité du procédé pour ce film qu'un générique final tente désespérement de camoufler. Si la 3D demeure un concept intéressant et possède un certain potentiel pour se rapprocher de cet idéal du cinéma absolu, son utilisation complètement stupide par les blockbusters actuels tend à vulgariser le procédé et pourrait même conduire à une certaine lassitude à ce sujet. Certains blockbusters comme Harry Potter 7 ont eu au moins le mérite de renoncer à leur 3D en comprenant que la conversion ne pourrait pas être de qualité, The Green Hornet aurait dû faire de même, être déçu par la 3D d'un film est une chose mais avoir carrément envie de visionner le film dans un format traditionnel en est une autre.



Publié dans Films vus en salles

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