Incroyable mais vrai: on a enfin une vraie adaptation de jeu vidéo.

Publié le par Leon9000

Metropolitan FilmExport

Welcome to Silent Hill. Traduction: bienvenue dans un univers de folie furieuse.

Aprés le grandiose V pour Vendetta, la saga des bonnes surprises continue avec cette excellente adaptation du jeu vidéo: Silent Hill. Alors ce film m'a totalement débousollé, je ne sais par où commencer alors venons déjà à ce qui sautait aux yeux depuis longtemps. Le réalisateur Christophe Gans a fait preuve d'une fidélité par rapport au jeu, tout bonnement géniale. Je n'ai joué au jeu qu'à de rares occassions mais je me suis pas mal renseigné sur la série et j'ai senti que le réalisateur français était un vrai gamer, et qu'il connaîssait parfaitement le sujet qu'il traitait. Ainsi, Silent Hill est une vraie adaptation de jeu vidéo, la première véritable et non un sous produit cinématographique comme on nous avait habitués depuis toujours, car elle est la seule à vraiment retranscrir l'univers de base dans son ambiance particulière. Ainsi, dans les décors, dans les créatures, dans les situations, dans l'atmosphère, dans les affrontements, n'importe quel amateur de jeu vidéo ou même un simple cinéphile n'aura aucun mal à distinguer la patte du jeu vidéo et à s'imaginer aux commandes. Christophe Gans dispose de beaucoup de moyens, et il en use à bon essient, nous offrant une avalanche d'images superbes trés appréciable. Par ailleurs, sa mise en scène est vraiment excellente et fort heureusement il a su éviter tous les clichés insupportables du pacte des loups. Une vraie réussite en terme d'adaptation fidèle donc...

Radha Mitchell. Metropolitan FilmExport

Enfin une vraie adaptation de jeu vidéo. L'héroine est bien un être humain désespéré devant tant d'horreurs et non une Lara Croft perdue au milieu de Zombies.

Mais...car oui il y a un mais. Et un grand MAIS. Un mais d'ailleurs si grand que je pense qu'il va créer un sacré débat au sujet des adaptations de jeu vidéo. Un mais qui ne gêne pas vraiment pour apprécier le film mais qui laisse en même perplexe et débousollé. Voici le fameux mais: l'adaptation ultra fidèle d'un des jeux vidéos les plus flippants au monde...ne fait pas peur...

J'imagine votre réaction allant du " Mais attend, si c'est si fidèle, pourquoi ca fait pas peur?" au " Je croyais que Silent Hill était un jeu d'épouvante?" en passant par " Mais qu'est ce qu'il dit? Si c'est une adaptation fidèle ca doit faire peur, il est complètement con ce gars!" Du calme, du calme et écoutez plutôt. Alors vous l'aurez compris, tout est trés fidèle dans le film, on n'a aucun mal à se dire que des scènes qu'on voit dans le film sont jouables en jeu vidéo. Toute l'horreur et la monstruosité de Silent Hill a été retranscrite à l'écran, et la violence visuelle et émotionnelle est vraiment trés forte (en passant par là, qu'un film pareil soit interdit aux moins de 12 ans... mais c'est quoi cette censure pourrie?). Mais pourtant c'est un fait: Silent Hill ne fait pas peur. A la sortie de la salle, j'étais complètement débousollé, j'avais beaucoup aimé le film, apprécié de retrouver enfin les séquences d'un jeu vidéo dans un film, mais pourtant je n'avais pour ainsi dire pas eu un seul sursaut pendant la séance. J'ai tenté de comprendre la raison de tout ceci et je pense avoir trouvé un semblant de réponse.

La raison est que Silent Hill est tout bonnement le symbole de la différence entre le cinéma et le jeu vidéo. Dans le jeu vidéo, c'est le joueur qui déambule de pièces en pièces, qui doit affronter toutes ces horreurs, lui qui doit décider d'aller à la rencontre de tel ou tel obstacle, et c'est lui qui a peur, lui qui a force de voir tant d'horreurs, n'en peux plus. Dans le film, c'est l'héroine qui resent toutes les émotions que le joueur éprouve en jouant au jeu vidéo. Le travail a été particulièrement soigné sur les émotions de l'héroine devant toutes ces attrocités, des émotions qu'on sent tirés de la propre expérience de joueur du réalisateur. Mais le spectateur dans tout cela, lui il ne resent rien, c'est presque comme si l'héroine ressentait tout à sa place car cette fois, il n'est plus aux commandes. Pour moi la réponse est qu'on ne pouvait pas récréer les sentiments du joueur sans lui laisser le contrôle total des actions, ce qui bien sûr est impossible pour un film. C'est la seule réponse valable que j'ai pu tirer de mes réflexions, car bon sang avec une telle fidélité dans le déroulement de l'action, dans l'histoire, les évènements, les créatures, l'ambiance, comment peut t-on expliquer autrement que le film ne fasses pas peur alors qu'on est littéralement mort de trouille devant le jeu? Tout ça pour dire que c'est une question assez troublante, et que peut être qu'au fond il était impossible de récréer les sensations du jeu vidéo, et ainsi le fondement des adaptations de jeux vidéos en prend un coup mais cette hypothèse tourne toutefois le film d'une façon assez particulière.

En effet, en plus d'être une adaptation, je me risquerais presque à dire que Silent Hill le film est un autre regard sur l'univers crée par Konami. Aprés l'avoir exploré dans le jeu vidéo, on le redécouvre d'une nouvelle façon  dans le cinéma(à travers le regard d'un personnage en chair et en os cette fois) . Le réalisateur faisait référence à cela en disant que Silent Hill était un mythe destiné à être porté sur d'autres médias et annoncait ainsi la création d'un dessin animé et d'une bd Silent Hill. Revoir sous un autre angle un univers d'un jeu vidéo à travers le cinéma... ou encore pour plus tard les bd ou le dessin animé... une expérience ma foi plutôt intéressante. En tout cas, je n'ai pas fini de réfléchir aux interrogations que soulève cette adaptation , peut être qu'un peu de temps supplémentaire pour y réfléchir m'y aidera...

Radha Mitchell. Metropolitan FilmExport

Le joueur était mort de peur devant le jeu vidéo. Cette fois c'est l'héroine qui a peur mais pas le spectateur...

Enfin bon, outre ces réflexions de gamer, il n'y a pas de doute: Silent Hill est un excellent film. L'ambiance malsaine et complètement dingue du jeu est trés impressionante sur grand écran et à défaut de faire peur, elle choquera surêment beaucoup de personnes. La musique est trés envoutante, le jeu d'acteur trés réaliste et la mise en scène de Gans offre de sacrées belles images. Le sentiment qu'on éprouve devant ce film est de la satisfaction devant tant de bon travail accompli, et d'avoir été complètement transporté dans un univers de malade total, comme dans le jeu vidéo. Devant la difficulté d'une adaptation telle que Silent Hill, on ne peut que féliciter Christophe Gans d'avoir réalisé la première vraie adaptation de jeu vidéo. L'expérience est vraiment marquante, tant l'univers si attrayant est bien reconstitué et le fait qu'on n'ait pas vraiment peur se fait vite oublier. La seule chose que j'attend maintenant, c'est un Silent Hill 2 (je l'espère), les autres oeuvres dérivées de Silent Hill (dessin animé et bd) et aussi l'occassion de me procurer pour de bon les jeux vidéos.

Radha Mitchell. Metropolitan FilmExport

Pas de bol pour l'héroine, l'univers de Silent Hill est aussi horrible que dans le jeu vidéo. Elle va flipper, à défaut que ce soit le spectateur, mais au bout du compte on s'en moque pas mal.



Publié dans Films vus en salles

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lara 02/05/2006 19:15

j'y suis allée, et j'ai eu mais trop trop peur (bin quoi?). ms c'était bien qd même (considérons que ce que je dis a un interet :D)

Lydzi 26/04/2006 21:56

Elles sont tops tes reviews ^^. En tout cas vendredi j'y go!

Lili 26/04/2006 21:11

Héhé, a y est, t'es allé le voir, celui là aussi?^^
Pas sérieux tout ça, tu deviens un habitué des salles de ciné :p

Hum... J'crois comprendre ce que tu veux dire par "il fait peur", mais ça vaut que pour ceux qui ne flippent pas tant que ça avec les jv... J'pense que les âmes sensibles (telles que moi :p) seraient bien flippées :p

J'vais plutôt me rabattre sur les films français (OSS 117, Camping... tout ça^^) ou encore V pour Vendetta^^

Bizz, et pense au bac un peu (a) ;)

Lili