THE LEGEND OF ZELDA: TWILIGHT PRINCESS. LA LEGENDE RENAIT.

Publié le par Leon9000

Les lueurs du soleil couchant illuminent un cavalier, assis sur sa monture immobile. Le cheval se cabre et le cavalier part au galop. Les lumières du soleil couchant suivent la route du chevalier, à travers un pont gigantesque, des plaines et des canyons à perte de vue. Le cavalier continue sa route, enveloppé de lumière dorée. Sur une colline, un loup pousse un long hurlement. Et au loin, les ténèbres se propagent.

Vous devrez aller juste au cœur du crépuscule pour en percer ses secrets, maints obstacles se dresseront sur votre route. Vous devrez faire appel à votre propre instinct d’animal pour surmonter vos épreuves et répandre paix et justice en terre d’Hyrule. Ne vacillez à aucun moment, car votre main porte Excalibur, l’épée sacrée, et vous disposerez de maints alliés, parfois même au cœur des ténèbres. Il est de votre devoir de faire revenir la lumière à nouveau en Hyrule et de dissiper les forces des ténèbres car vous êtes…

 

le héros, élu des déesses.

 

 

 

 Est t-il seulement possible de résumer un chef d’œuvre de perfection tel que Twilight Princess en un test ? Encore plus pour un fan de Zelda espérant le digne successeur d’Ocarina Of Time depuis huit ans et qui le voit enfin arriver au moment où plus personne ne l’espérait ? L’émotion qui se dégage de Twilight Princess va au delà des mots, les termes « aventure », « héroïsme », « épique », « beauté » ne paraissent plus n’être que des euphémismes pour qualifier la grandeur de ce chef d’œuvre. Mais ne pas parler de Twilight Princess serait un crime encore plus grand, tant la dimension magistrale du titre se doit d’être connue du plus grand nombre. Alors, je vais prendre le risque de parler de Twilight Princess, peut être que je ne serais pas à la hauteur du mythe et que je ne lui rendrais pas toute sa gloire mais le pari vaut d’être mené. Retenez donc que l’œuvre qui va vous être présentée a atteint de ci prés la perfection qu’un seul autre jeu peut le dépasser : Ocarina Of Time. Aussi, si ce nouveau monument de la saga Zelda n’arrive pas à surmonter la hauteur magistrale de son illustre ancêtre, il n’en reste pas moins une ode extraordinaire à l’aventure et au rêve. La légende de Zelda vous ouvre une nouvelle fois ses portes pour un voyage de nouveau inoubliable.

                                                      THE LEGEND OF ZELDA

                                                      TWILIGHT PRINCESS.

 

Plongez à nouveau au royaume des rêves.                                                      

 

 

Qu’a t-on dit de Twilight Princess lorsqu’il fut présenté pour la première fois après que les réactions de joie incontrôlables des journalistes et du public se fussent calmées ? « Enfin, un nouveau Zelda comme Ocarina Of Time ». Dira t-on la même chose après avoir fini Twilight Princess ? Certainement pas. Car un vrai Zelda est un opus à part entière dans la saga, une œuvre à l’ambiance propre qui ne peut se résumer à la comparaison de son ancêtre, aussi illustre soit t-il. Ainsi en est t-il pour Twilight Princess, qui démontre une nouvelle fois de la maturité exceptionnelle dont fait preuve la saga depuis ses vingt ans d’existence, la légende n’ayant cesser d’évoluer et d’explorer de nouveaux horizons pour rajouter un chapitre de plus à l’incroyable aventure de Link. Seulement là où les anciens opus Wind Waker et surtout Majora’s Mask partaient tellement dans des voies spécifiques qu’ils en oubliaient la véritable source du mythe, Twilight Princess parvient à apporter une évolution extraordinaire à la saga tout en conservant les qualités essentielles de The Legend of Zelda qui avaient atteint leur paroxysme lors d’Ocarina Of Time. Il s’agit donc d’une redécouverte de la saga Zelda, d’un mythe qui prend une nouvelle ampleur mais conserve ces valeurs premières.

 

 

 

On retrouve donc les éléments qui avaient fait la gloire d’Ocarina Of Time, il y a huit ans, à savoir entre autre un immense travail sur l’immersion du joueur et aussi on peut le dire de son engagement dans une quête qu’il accomplit avec ardeur et passion. Les obstacles qu’il rencontrera sur son chemin seront à la mesure de sa volonté, des créatures titanesques devant lesquelles il ne faudra pas vaciller, des énigmes tordues qui demanderont patience et attention et des terres lointaines à traverser sans relâche. On ressent à nouveau l’émerveillement devant les contrées visitées, le sentiment de victoire nous arrache des cris de joie une fois franchie une nouvelle étape dans la quête, la sensation de vivre l’aventure de Link et de la partager à ses côtés est plus forte que jamais, elle est même à plusieurs reprises décuplée par les nouvelles possibilités offertes par le jeu, dues aux nouvelles technologies. L’affrontement contre les monstres devient titanesque, devant les moyens à employer pour détruire les infernales créatures. Les traversées de la plaine d’Hyrule gagnent considérablement en intensité car la sensation de liberté et de découverte est intensifiée à son paroxysme, les graphismes aux jeux de lumière à l’aura très épique et la musique accompagnant très bien l’ensemble aidant beaucoup à cela. Chaque nouvelle découverte est synonyme de merveille, tant l’ambiance des lieux a été travaillée avec un soin infime. Chaque nouvel instant du jeu, chaque nouvelle aventure est donc extraordinaire grâce à une réalisation fantastique, empruntant beaucoup à celle d’Ocarina Of Time, mais allant encore plus loin dans l’émerveillement et la rêverie.

 

 

Mais la saga Zelda, si elle a enfin retrouvé ses valeurs originelles, sait aussi profiter de son immense héritage, ainsi les références aux anciens titres de la saga sont innombrables et beaucoup d’éléments des anciens opus sont réutilisés à nouveau d’une nouvelle manière. Le dynamisme des combats de Wind Waker est repris mais le mécanisme des affrontements gagne en complexité et de ce fait en qualité. L’étrangeté de Majora’s Mask est repris en bien des aspects de Twilight Princess et la possibilité de se transformer en loup a visiblement bénéficier des propres transformations disponibles dans Majora’s Mask. Les exemples sont trop nombreux pour être cités, mais Twilight Princess dégage vraiment un sentiment que le travail accompli dans la saga avant cette nouvelle œuvre a été utile et n’a pas été perdu. Ce nouveau chef d’œuvre de The Legend Of Zelda est donc le digne successeur d’Ocarina Of Time dont il bénéficie largement de l’héritage grandiose du titre, comme on pouvait s’y attendre, mais également des enseignements de l’ensemble de la saga, ce qui démontre d’un véritable savoir faire de la part de Nintendo. Mais la part du titre la plus intéressante est son âme propre, ces propres spécificités qui sont le fruit d’influences diverses jusqu’alors inutilisées dans la saga et qui enrichissent considérablement Twilight Princess.

 

 

 

 

L’héritage des anciens opus est utilisé à merveille. On retrouve bien sûr les grandes valeurs d’Ocarina Of Time comme tout le monde l’espérait avec encore plus puissance grâce aux évolutions technologies dont les traversées de la plaine d’Hyrule beaucoup plus intenses. Mais les autres titres de la saga Zelda ont également une influence importante sur Twilight Princess, et c’est sans doute la première qu’un opus de Zelda utilise à ce point tous les enseignements tirés des précédents volets de la saga.

 

 

A travers la quête de Link pour sauver la terre d’Hyrule des ténèbres, des influences très évidentes se font sentir. Tout d’abord, si il y a bien un terme qui désigne le sentiment général du jeu est épique. Tout l’accent de Twilight Princess est portée sur l’héroïsme dont fera preuve Link au cours de ses combats, les nouvelles animations du personnage le rendent plus glorieux que jamais et toute la réalisation du jeu accentue l’ardeur incroyable dont fait preuve le héros de la saga Zelda pour vaincre les forces du mal. Cette intensité épique atteint son paroxysme lors de certains affrontements contre les plus grands monstres du jeu, à la taille impressionnante, qui vous obligeront parfois à vous hisser sur leur dos pour les occire, et également aux batailles à cheval, dont on a beaucoup parler et qui sont finalement assez courtes et peu nombreuses, mais qui restent des instants mémorables. Sauter par dessus un ennemi lourdement protégé pour lui faire voler son casque d’un coup d’épée, galoper à cheval l’épée levée vers un ennemi trois plus imposant que vous sur un pont où vous pouvez à peine manœuvrer, aller jusqu’à plus d’une centaine de mètres d’altitude pour vous agripper sur le dos d’un dragon en plein vol et le taillader à grands coups, ou bien faire cabrer votre cheval à l’adresse d’un sombre cavalier vous guettant, les possibilités d’incarner en pleine puissance un véritable héros des mythes et légendes sont innombrables. Mais il ne s’agit pas seulement de nombreux actes héroïques isolés, toute votre progression dans la quête se fera sous le signe de la chevalerie et de l’honneur, l’aventure vous attend à chaque route et il n’appartient qu’à vous de la saisir si vous le désirez.

 

Tout ce débordement d’héroïsme et d’aventure qui font véritablement croire à une grande légende des temps anciens fait presque obligatoirement penser au seigneur des anneaux de Tolkien, tant l’œuvre cinématographique par ses images grandioses qui renvoient immédiatement à plusieurs séquences magistrales de Twilight Princess, que l’œuvre littéraire par l’aspect mythique et légendaire de l’ensemble du jeu. Une autre œuvre sortie récemment, et apparentée au jeu vidéo, fait également sentir son influence, il s’agit de Shadow Of The Collosum, œuvre magnifique et prenant le parti de plaire au joueur en premier lieu grâce à sa beauté et sa poésie. Twilight Princess en reprend de nombreux éléments dans les traversées de la plaine d’Hyrule notamment dans les décors très épiques et majestueux que parsèment la terre d’Hyrule. Ces influences se mêlent à merveille avec l’esprit d’aventure propre à Zelda et permettent de très grands moments de lutte acharnée contre les forces maléfiques grâce à une réalisation qui s’habitue magnifiquement à cette nouvelle aura épique portée par la saga.

 

 

Toute la dimension épique de Twilight Princess résumée en une image. Devenez un héros tel que Tolkien aurait pu le rêver. Vous ne jouez plus à une aventure, vous la vivez.

 

 

L’influence du magistral Shadow Of The Collosum est également forte et confère une ambiance beaucoup plus puissante aux paysages parcourus.

 

 

Mais les terres d’Hyrule ne seront pas la seule contrée visitée au cours du jeu. En cas où ceux qui lisent ces lignes ne le sauraient pas, l’intrigue de Twilight Princess tourne majoritairement autour du monde du crépuscule, terre de ténèbres se répandant sur Hyrule et transformant ces habitants en âmes désincarnées ou en monstres au design plus qu’étrange. Parce qu’il est porteur du pouvoir élu des déesses, Link est en parti épargné par cette malédiction et se transforme en loup chaque fois qu’il pénètre en ces terres maudites. Il est alors secondé par Midona, personnage au départ malsain et étrange mais qui révélera au cours de la quête les nombreux secrets du monde du crépuscule à Link. Cet improbable croisement entre Navi la fée d’Ocarina Of Time et Skull Kid de Majora’s Mask est l’une des plus grandes réussites au niveau des personnages de Twilight Princess et chevauchera Link sous sa forme de loup lorsqu’il traversera ces terres désolées et sans vie.

 

Ces passages dans le monde du crépuscule sont une partie capitale de Twilight Princess, l’œuvre insistant beaucoup sur la complémentarité entre l’homme et l’animal, les instincts nobles et agressifs de Link étant maintes fois mis en avant dans l’intrigue et incarnés sous sa forme de « noble animal aux yeux saphir ». Ce monde du crépuscule tient presque une place aussi importante que Hyrule elle même dans l’intrigue, son histoire basé sur l’opposition entre lumière et ténèbres a pour particularité de donner une véritable personnalité aux ténèbres que Link affronte. De même que le regard de Link évoluait de son enfance à l’age adulte dans Ocarina Of Time, le monde crépuscule que Link ne peut voir que sous sa forme animale est en quelque sorte la face cachée du monde, l’ombre derrière la lumière. Une thématique très importante pour comprendre toutes les implications de l’histoire du jeu, et qui correspond parfaitement à l’un des thèmes majeurs de Zelda : le changement de la vision du monde en fonction de l’aspect de son observateur.

 

Pour cet aspect capital du jeu, une référence inédite dans la saga mais évidente pour tout connaisseur se fait également sentir, celle du grand maître Hayao Miyazaki. Tout de l’histoire du monde du crépuscule renvoie aux œuvres du maître de l’animation, de manière générale le design du monde du crépuscule très novateur pour celui de la saga Zelda est très similaire à nombre de créatures des œuvres de Miyazaki, certaines font même directement références au dieu de la foret de « Princesse Mononoke » et globalement, par les thèmes que Twilight Princess aborde à travers le monde du crépuscule sur l’opposition entre ombre et lumière et sur les valeurs de tolérance envers les êtres différents, ce monument de la saga Zelda se rapproche beaucoup de Princesse Mononoke, l’œuvre justement la plus épique de Miyazaki. Il n’est pas ridicule de dire qu’après avoir fini Twilight Princess, on pourrait même imaginer aisément Miyazaki tenter une adaptation de Twilight Princess, il y retrouverait le genre d’univers qu’il apprécie, avec en plus la marque grandiose de la saga Zelda. C’est une grande maturité acquise pour la série, tant visuelle que narrative, et on ne peut que louer le talent de Nintendo à avoir su faire ainsi évoluer cette légende magistrale d’une si belle manière sans pour autant avoir dénaturer le mythe originel, bien au contraire.

 

Il est également à noter que pour les séquences sous la forme d’un loup, Twilight Princess s’inspire également d’un jeu vidéo très récent, nommé Okami, adulé par les critiques, et mettant justement en scène un noble animal. Twilight Princess est donc une œuvre extraordinaire, fruit d’un héritage incroyable de la saga Zelda et d’influences d’œuvres diverses et toutes de renom. Twilight Princess remodèle dans l’univers de Zelda des inspirations magnifiques qui donnent une toute nouvelle dimension à la quête magistrale de Link. Une véritable réussite d’évolution et d’enrichissement pour la saga Zelda, ce n’est plus le simple successeur d’Ocarina Of Time, c’est une œuvre grandiose qui apporte une richesse nouvelle et incroyable à un mythe qui ne cesse de gagner en puissance tout en respectant ses sources originelles.

 

 

Twilight Princess est une œuvre portant l’influence visible de Miyazaki. Tant sur l’aspect visuel que sur les thèmes abordés par l’intrigue.

 

 

 

 

Mais ces influences ne font qu’embellir davantage une saga extraordinaire qui utilise ces nouvelles évolutions pour enrichir le contenu originel du mythe sans le dénaturer. Ici, voici la princesse Zelda version Twilight Princess, qui porte une tenue inspirée des cérémonies funèbres chinoises, car la princesse fait en quelque sorte le deuil de son royaume, plongé dans les ténèbres.

 

 

Parlons maintenant d’un aspect plus technique du jeu, l’évolution du gameplay, un aspect non négligeable de l’œuvre puisque le système de jeu de la saga Zelda est l’une de ses plus grandes qualités car il permet de vivre pleinement l’aventure en faisant participer au maximum le joueur à la quête fabuleuse de Link. La version testée fut donc la Gamecube qui ne bénéficie donc pas des mouvements de l’épée à faire en agitant sa main en l’air ou du tir à l’arc en pointant une télécommande sur l’écran, mais d’un système très proche de celui de Wind Waker pour une prise en main aisée et immédiate. Les combats sont la plus grande évolution du titre car ils incluent désormais de nouveaux mouvements les rendant encore plus intenses et surtout conférant à Link une aura épique beaucoup plus grande. Les affrontements contre les plus grands adversaires (les boss en langage courant) sont extraordinaires et bénéficient d’une conception admirable, seulement leur difficulté à les vaincre est bien trop faible, on est loin des véritables défis qu’avait proposés Ocarina Of Time, la facilité à se démener de ses imposants adversaires est regrettable compte tenu de leur incroyable réalisation. Le plaisir de les combattre est intense mais trop court. Ce qui nous amène à une autre partie, très importante, l’évolution du déroulement de la quête de Link.

 

Les fans s’étaient plains du faible nombre de donjons de Wind Waker, leurs prières ont visiblement été entendues, le nombre de temples à parcourir est l’un des plus importants de tous les Zelda. Les donjons sont très nombreux, de qualité inégale, mais sont souvent le fruit d’une élaboration très originale. Leur immense taille impressionne surtout les habitués de Zelda qui doivent souvent utiliser la carte, jusqu’à alors simple outil supplémentaire,  pour se repérer dans ces immenses labyrinthes où les attendent des énigmes parfois particulièrement tordues. La quête met également en évidence les aventures extérieures au déroulement des temples, le jeu insistant beaucoup sur des missions à remplir en dehors des donjons qui permettent d’explorer le vaste monde d’Hyrule, beaucoup plus passionnant à découvrir que ne l’était la mer de Wind Waker avec ses voyages en bateau, parfois ennuyeux. La quête principale de Twilight Princess est donc une réussite quasi totale, les épreuves à traverser sont originales et bénéficient également de l’héritage des anciens Zelda, la durée de vie s’avère vite immense, tant mieux car le plaisir est grand et la sensation d’être un héros accomplissant une quête légendaire n’en est plus que forte, d’autant que l’ensemble est solidement soutenu par une magnifique intrigue. La réalisation fait donc encore une fois merveille, tant sur le fond que sur la forme.

 

 

 

Voici pour la première fois dans la saga, l’équivalent d’un Obiwan Kenobi de Zelda. Ce « vieux » maître d’armes vous apprendra maintes techniques de combats qui enrichiront considérablement les affrontements, et elles ne seront pas de trop devant l’immensité de la quête que vous devez accomplir.

 

Toutefois, en ce qui s’agit des quêtes annexes, c’est une autre histoire. Le jeu promettait pourtant d’être immense, avec pour la première cinq fragments de cœur à obtenir pour avoir un nouveau cœur (et non les habituels quarts de cœurs) et les terres d’Hyrule étant immenses, on pouvait espérer des peuples à la diversité aussi incroyable. Et puis en vérité, sur ce point de vue là, le joueur a un peu le sentiment de s’être fait avoir, les fragments de cœur s’obtiennent surtout lors des chevauchées d’Hyrule, ce qui n’est pas mauvais en soit, vu que les phases à cheval sont grandioses et jamais lassantes, mais le manque de communication avec les communautés d’Hyrule est lui regrettable. L’exemple le plus parlant est la place du marché d’Hyrule, faisant intervenir pour la première fois dans la saga Zelda des cinquantaines de personnes en mouvement donnant vraiment l’illusion d’une ville animée. Toutefois, lorsqu’on s’aperçoit que l’on ne peut communiquer au mieux qu’avec le quart de ses personnes, l’illusion d’être dans la place du royaume diminue soudainement. C’est un peu regrettable car les opus Ocarina of Time et Majora’s Mask avaient vraiment donner vie aux habitants d’Hyrule et de Termina alors qu’ils disposaient de beaucoup moins de possibilités techniques que Twilight Princess qui reste le volet de la saga le moins difficile pour obtenir le total des vingt cœurs alors que c’est celui qui demande le plus de fragments de cœurs pour y parvenir. Bref, une lacune pas vraiment considérable mais un peu gênante compte tenu de la grandeur immense de la quête principale.

 

Mais ce genre de lacunes, le jeu le montre également dans le gameplay du jeu, beaucoup moins riche que celui d’Ocarina Of Time. Alors que Twilight Princess met en place beaucoup de nouveaux objets, souvent très réussis comme une masse d’armes titanesque ou un bâton magique permettant de contrôler des statues, l’œuvre oublie de réinstaurer des éléments majeurs du gameplay des précédents opus. Ainsi, l’absence totale de barre de magie est presque inacceptable compte tenu de l’immensité du titre. De même, Twilight Princess fait preuve d’une erreur quasi impardonnable en enlevant tout simplement le traditionnel instrument de musique de Link. C’est une grave erreur car la musique tient un rôle majeur dans la saga depuis Ocarina Of Time. Pourtant, à plusieurs reprises, le jeu fait preuve d’une originalité musicale merveilleuse en faisant chanter Link sous sa forme de loup en poussant de longs hurlements sous le clair de lune, des séquences souvent magnifiques mais qui ne sont que passagères, alors que la possibilité d’user à tout moment du chant de Link sous la forme d’un loup aurait été une excellente idée.

 

 Mais cette absence d’instrument de musique est également le symbole du point décevant le plus surprenant du titre : la musique. Jusque ici, Koji Kondo, le génial compositeur des opus de Legend Of Zelda n’avait fait aucun faux pas, et la musique de Twilight Princess était fort attendue car elle promettait de faire intervenir à plusieurs reprises des orchestres entiers pour jouer les thèmes connus de la saga.  Alors, certes, entendre tous les thèmes majeurs de Legend Of Zelda superbement remixés en grand renfort de chœurs pour souligner l’ambiance épique du titre est un véritable bonheur pour les oreilles. Mais l’inspiration quotidienne de Koji Kondo, elle, est plutôt absente. La musique d’un jeu vidéo pour être efficace se doit d’accompagner le joueur quelque que soit l’endroit qu’il visite. Ici, les partitions de Twilight Princess sont trop inégales, les musiques se font même des fois beaucoup trop discrètes, et mis à part quelques nouveaux thèmes très efficaces comme l’air principal de l’œuvre qui accompagne les traversées de la plaine d’Hyrule, Twilight Princess ne révolutionne pas les musiques de Zelda comme il prétendait le faire. Un aspect surprenant qui n’est pas catastrophique, la qualité générale de la musique restant très grande mais moins grandiose que d’ordinaire, ce qui n’était encore jamais arrivé pour un opus 3D, d’autant que Twilight Princess avait toutes les chances d’avoir la meilleure partition de la saga, les thèmes remixés aux chœurs épiques étant vraiment formidables.

 

Nintendo avait prévu une aventure immense pour Twilight Princess. En ce qui concerne la quête principale, il y a peu d’éléments à redire, l’inspiration est visible sur chaque chemin parcouru et l’aventure est extraordinaire. Pour les quêtes secondaires, le sentiment d’avoir été un peu trompé domine, Nintendo ayant voulu faire croire que Twilight Princess aurait un nombre incroyable de quêtes annexes, ce qui n’est guère le cas. A côté de cela, il est étonnant de voir que le gameplay du jeu accuse de telles lacunes compte tenu de l’immensité du titre (comment expliquer que cet opus soit le seul de la saga où il soit impossible de passer du jour à la nuit à volonté ?) . Ce n’est donc pas la perfection au niveau du gameplay comme Ocarina Of Time l’avait été, mais il faut également admettre que les nouveautés apportés dans les affrontements et dans les obstacles à parcourir (comme ce grandiose passage Western) compensent largement ces quelques lacunes techniques.

 

 

 

La quête principale, grandiose, est le principal attrait du jeu. Les quêtes annexes déçoivent et si elles sont plaisantes à accomplir, elles sont beaucoup moins incroyables que ce que Nintendo avait promis.

 

 

 

Voici maintenant l’élément le plus délicat de Twilight Princess, la vision d’un Zelda dépend énormément des propres perceptions du joueur, et dans la comparaison avec Ocarina Of Time beaucoup d’éléments différents rentrent en compte selon les propres conceptions que l’on a de la saga Zelda. Voici toutefois l’avis d’un fan parmi tant d’autres sur les éléments de Twilight Princess participant au fait qu’il n’arrive pas à égaler totalement la grande puissance d’Ocarina Of Time.

 

Les premières lignes de cet article ont beaucoup mis en évidence la maturation nouvelle de la saga acquise avec Twilight Princess, en particulier dans l’accentuation de l’ambiance épique de la saga et de l’influence de Hayao Miyazaki à travers le monde du crépuscule. Il a également été dit que ces nouveaux éléments s’intégraient très bien dans la saga sans dénaturer les valeurs essentielles du mythe. Il n’est nullement question de désapprouver ce qui a déjà été démontré mais d’apporter tout de même une critique sur les aspects négatifs de ces nouveaux éléments, toujours dans une optique de comparaison avec Ocarina Of Time qui reste le meilleur volet de la saga.

 

Tout d’abord, l’abondance de scènes héroïques se fait au détriment de la poésie de l’œuvre, qui bien que toujours présente, est moins développé que dans Ocarina Of Time qui arrivait à créer un meilleur équilibre entre poésie et héroïsme. L’intrigue, bien qu’étant globalement grandiose, n’insiste pas assez sur les relations entre personnages et cette poésie moins puissante que dans Ocarina Of Time, se ressent surtout dans la fin de Twilight Princess, un peu trop précipitée et qui laisse un peu indifférent. Malgré un combat final d’anthologie, la tension émotionnelle du dénouement de Twilight Princess est beaucoup moins forte que la conclusion poignante d’Ocarina Of Time.

 

Les nouveaux aspects du jeu tirées des œuvres de Miyazaki s’insèrent sans nulle doute à merveille dans l’univers de Zelda, seulement Nintendo a pris le pari risqué de mettre ces nouveautés narratives et artistiques au premier plan de l’intrigue de Twilight Princess, allant jusqu’à reléguer au second plan des aspects fondamentaux de Zelda. Ainsi, l’épée Excalibur tient un rôle mineur dans l’histoire et la Triforce, plaque tournante de toute la saga, n’est même pas directement mentionnée.

 

L’histoire du monde du crépuscule prend une place majeure dans l’intrigue et si elle constitue une aventure passionnante, le fait que Nintendo ait choisie de la privilégier au détriment des éléments majeurs de l’intrigue des Zelda risque d’en déplaire à certains. Le plus regrettable est sans doute que la princesse Zelda soit reléguée à un rôle secondaire, alors que ses rares apparitions dans Twilight Princess sont toutes extraordinaires et rappellent que l’aura romanesque qui entoure le personnage fait un peu trop défaut à Twilight Princess, ce qui n’était guère le cas dans Ocarina Of Time.

 

Pour finir, le scénario de Twilight Princess n’est pas aussi irréprochable que celui d’Ocarina Of Time, en raison d’un aspect humoristique souvent en décalage alors qu’on aurait souhaiter une histoire davantage sombre et une fin plus recherchée, surtout du point de vue émotionnel ; les relations entre les personnages n’étant pas assez développées. Des détails qui ne sont que minimes comparer à l’immensité de l’œuvre mais qui sont pénalisants pour arriver au même niveau qu’Ocarina Of Time. Il faut toutefois louer la volonté de Twilight Princess de rendre Link le plus expressif possible, le héros de la saga devenant plus charismatique que jamais et beaucoup plus proche du joueur, l’œuvre faisant même un grand pas en avant en traitant pour la première fois des tentations maléfiques du personnage.

 

 

 

 

Le monde du crépuscule constitue l’intrigue principale de Twilight Princess, délaissant ainsi des éléments majeurs de la saga telle la Triforce. L’aspect épique l’emporte sur la poésie du jeu sans la délaisser totalement mais Twilight Princess n’arrive ainsi pas complètement à la hauteur d’Ocarina Of Time, bien qu’il s’en rapproche beaucoup.

 

 

 

 

Mais il ne faut pas négliger les grandes nouveautés apportés dans Twilight Princess, dont l’évolution du traitement du personnage de Link, beaucoup plus aboutie qu’auparavant.

 

 

Ocarina Of Time est t-il une œuvre indépassable ? A la vue des immenses qualités de Twilight Princess, on pourrait se risquer à dire que non, et que ce nouveau monument de la saga Zelda aurait pu parvenir à dépasser son illustre aîné. Il aurait juste fallu qu’il maintienne la perfection sur tous les points, mais ce chef d’œuvre n’en reste pas moins le volet de la saga qui s’est de loin le plus rapproché de la grandeur de son ancêtre et puis il faut admettre qu'il n'est guère aisé de juger l'oeuvre si peu de temps aprés l'avoir finie, comparer aux autres opus de la saga qui avaient été testés aprés des années de recul. Les éléments apportés par Twilight Princess sont extraordinaires et enrichissent considérablement la saga, même s’il aurait été possible de ne pas délaisser pour cela des éléments majeurs de l’intrigue des Zelda. Moins parfait techniquement ou dans sa narration que Ocarina Of Time, Twilight Princess n’en reste pas moins un monument artistique d’une valeur considérable qui répond magistralement à toutes les attentes accumulées depuis huit ans. La saga Zelda vient de gagner une maturité nouvelle et de s’envoler à nouveau vers les sphères de la perfection. Une aventure que vous vivez, un jeu au delà de vos rêves, Twilight Princess est une immense œuvre symbolisant la grandeur et la beauté de la saga Zelda qui vous donnera à nouveau foi en l’aventure et la magie.

 



Publié dans Jeux vidéos

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fan zelda 24/08/2009 21:36

C'est sur ce zelda est un jeu merveilleux et Midona est un personnage attachant. Le graphisme du jeu est super, les étapes sont difficiles ce qui rend le jeu encore plus intéressant une fois le jeu terminé on se dit ah c'était dur mais passionnant. J'ai lu tout ton texte tout ce que tout raconte révèle bien la face magique de jeu BRAVO !! ;)

Darkskywalker 23/03/2008 00:55

Ce jeu est sans doute l'oeuvre qui a eu droit au plus grand rayonnemment sur ce Blog mais cela en valait la peine.
Je l'ai fini plusieurs fois depuis cet article et ce nouveau Zelda a vraiment répondu aux espoirs qu'on avait placés en lui.

Ma préférence ira sans doute toujours à Ocarina Of Time car ce jeu possède une telle profondeur et provoque un tel impact que j'ignore si un jeu vidéo saura un jour l'égaler (je penserais à des jeux tels que Shadow Of The Collosum pour le concurrencer)

Dans le cas de Twilight Princess, je me suis en effet aperçu que Midona était généralement trés apprécié des joueurs, il faut dire qu'elle remplit un rôle similaire à celui de Navi dans OOT, et de ce fait est l'un des personnages les plus mis en avant du jeu. Et puis j'ai toujours beaucoup apprécié la forte influence des oeuvres du maître Hayao Miyazaki pour ce personnage.

Binibi 22/03/2008 20:45

Je crois bien que ce jeu est mon préféré. J'adore vraiment l'histoire ainsi que cette faculté qu'a Link à se transformer en loup quand il le désire. Les graphismes sont bien réussis et franchement, je n'ai rien à redire sur ce jeu. J'aime beaucoup les personnages aussi comme la petite Midona. Et pusi quand on joue au jeu, on est vraiment à fond dedans quoi, et ça, ça m'a marqué. Je l'adore ce jeu, c'est tout. ^^
Difficile de faire mieux ! ^^

Au fait, tes images sont tres belles, je ne les avais encore jamais vu celles ci ! ^^
Bravo pour ton article ! =)

Ce jeu est tout simplement magnifique... comme l'ont dit un peu plus tôt les autres. ^^

Shadzuky 13/03/2008 18:50

Et vive Midona !!!C'est vrai qu'il est difficile de qualifier une telle ... une telle ... une telle merveille !!!
C'est vrai un jeu merveilleux que j'ai plus que adoré !!! Midona est extrêmement attachante aussi !!! Elle je l'aime ^^"
Les graphismes magnifiques, des musiques toujours aussi belles et entrainantes (Merci qui? Merci Koji Kondo ^^), une histoire toujours prenante ^^ On est vraiment dans le jeu !!! Les cinématiques sont vraiment superbes aussi.
En fait ce jeu est parfait pour faire plus simple ^^

Le truc qui m'as le plus dégouté (ATTENTION SPOIL !!!!)

C'est quand Midona détruit le miroir à la fin du jeu T_T

barouh 13/02/2007 18:20

cher zeldaje trouve ton jeux trop trop trop trop trop trop trop COOL!tes image sont super super super super super super super vraimmant belllllllllllllllllllllllllllllle!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!