Prison Break saison 2: La Grande Evasion!

Publié le par Leon9000

 

Mickael Scofield et sa bande se sont enfin échappés de la prison de Fox River. Après avoir déjoué une dizaine de tentatives de meurtre, découvert un complot international et avoir parcouru chaque pièce de leur prison, des cuisines aux égouts, il était grand temps que les prisonniers quittent leur cellule pour aller prendre un peu l'air. La liberté a toutefois un prix, et le danger qui existait dans les murs est décuplé dans le monde extérieur. La chasse à l'homme commence et Mickael doit désormais compter sur un nouvel adversaire, aussi intelligent que lui. Heureusement son frère est là pour péter la gueule à tous les membres du Cartel qu'ils croiseront.

Prison Break sans Mickael Scofield et ses regards de Killeur, c'est comme un dimanche sans Drucker: inconcevable!




Si l'on devait définir la saison 2 de Prison Break, on pourrait dire qu'elle conserve tous les défauts de la première saison mais que dans le même temps, ses qualités, elles, gagnent grandement en importance. Comme cela avait été déjà dit dans le premier article consacré à la série, les principaux défauts de Prison Break concernent majoritairement les incohérences multiples du scénario, parfois tellement poussé à l'invraisemblance qu'il en devient ridicule. La première saison ne nous avait pas épargnés de ce point de vue là et on pouvait se demander si le vrai cerveau de Mickael Scofield ne tenait pas dans une citerne. Les premiers épisodes de la saison 2 ne font malheureusement pas oublier ces défauts et accumulent les péripéties en tout genre, sans chercher vraiment à y instaurer une intensité dramatique ou de la vraisemblance, du moment qu'il y a de l'action. Les scénaristes commettent également une nouvelle erreur, qui est malheureusement trop régulière dans les séries actuelles, et dont la première saison avait été épargnée, à savoir la gestion des morts. Il est de notoriété publique que lorsqu'un personnage d'une série meurt, c'est généralement parce que l'acteur a décidé d'aller voir ailleurs ou que la production a aimablement choisi de se passer de ses services (ou parfois, les deux). Et les séries récentes, par ailleurs souvent de grande qualité, n'ont malheureusement aucun scrupule à faire mourir leurs personnages si les acteurs commencent à devenir un peu gênants ou si l'intensité de la série diminue, ce que le décès d'un protagoniste pourrait remédier.


Cette politique a pour conséquence fâcheuse que des personnages sur lesquels il y avait encore beaucoup à dire meurent avant qu'on ait pu en découvrir davantage à leur sujet, ou pire encore, des personnages sur lesquels toute une intrigue avait déjà été lancée meurent subitement sans que leur histoire ne parvienne à son dénouement, laissant un amer goût d'inachevé (la saison 2 de Lost en est malheureusement un bon exemple). Et Prison Break n'échappe pas à cette règle morbide et enchaîne ainsi les voyages dans l'au delà pour des personnages ne manquant pourtant pas de charisme et qui auraient certainement pu apporter encore beaucoup à la série. Ces choix narratifs ajoutés aux défauts habituels de la série font que tout comme dans la première saison, l'intérêt de l'ensemble diminue fortement et que l'envie de décrocher elle grandit petit à petit. Ce serait toutefois une erreur car le reste de la deuxième saison parvient largement à rattraper ses erreurs de jeunesse.

Incohérences et exécutions baclées: les débuts de la deuxième saison ne sont pas trés rejouissants.

Tout comme dans les débuts de la série, ce qui sauve principalement Prison Break de ses erreurs narratives, sont ses qualités visuelles. Au premier coup d'oeil, on reconnaît la marque des séries actuelles, beaucoup plus performantes sur le plan de la mise en scène que les anciennes séries, et Prison Break est une des séries qui bénéficie sans doute de la meilleure réalisation. La première saison avait déjà été assez impressionnante dans ce point de vue là, en particulier lors de l'épisode final drôlement bien mené. La deuxième saison améliore encore davantage cet aspect, grâce à un budget visiblement plus important, et sa mise en scène surclasse à maintes reprises bon nombre de productions cinématographiques actuelles. Mais le progrés principal de Prison Break concerne certainement son intensité émotionnelle, beaucoup plus puissante que dans la première saison.


Les scénaristes de la série ont visiblement eu du mal à transposer leur récit d'une prison ultra sécurisée à un terrain d'action s'étendant à perte de vue, mais passé le cap des premiers laborieux épisodes, ils semblent être bien plus à l'aise dans ce contexte que confinés dans les murs de Fox River. Le stress véhiculé par la deuxième saison est bien plus intense que dans les débuts de la série, car si l'on n'échappe pas à quelques invraisemblances diverses, les péripéties de Mickael et sa bande sont désormais bien plus variées qu'auparavant, tout bonnement parce que leur champ d'action n'est désormais plus réduit à arpenter les conduits d'aération ou discuter sur la pelouse de la prison. La série quitte ainsi son aspect quelque peu claustrophobe et préfère se concentrer sur une chasse à l'homme, une sorte de Grand Evasion des temps modernes. Les scénaristes ne doivent désormais plus se creuser la tête pour innover la série dans un contexte fermé (ce qu'ils faisaient de manière incohérente et maladroite) et sont désormais libres de faire circuler Mickael et sa bande où bon leur semble, ce qui se ressent clairement dans la qualité des épisodes, beaucoup plus intenses et nerveux que ceux de la première saison. La série use d'ailleurs de nombreux plans larges sur les plaines du Texas où évoluent les personnages, ceux ci vivant d'ailleurs chacun leur histoire de leur côté, apportant ainsi plus de variété au récit. Le changement d'ambiance n'est donc guère regrettable même si certains rebondissements apparaissent encore trop prévisibles.


La deuxième saison étonne également dans l'humanité apportée aux personnages. L'intrigue se concentre souvent sur leurs relations, leurs motifs et leur crainte face au danger. Le temps des racailles au coeur de pierre de la première saison est terminé, et il n'est pas rare de voir les personnages dans un désarroi total face à la traque impitoyable dont ils font l'objet. La plupart des protagonistes apparaît ainsi assez attachant, sans doute en raison du fait qu'ils ne sont plus entourés de psychopathes ou dangereux criminels, mais bien de gens ordinaires. Tous ces éléments conduisent à un accroissement de l'intensité de la série, laissant rarement de répit au spectateur, et se suivant au bout du compte avec un grand intérêt. L'interprétation des acteurs est également pour beaucoup dans la réussite de la deuxième saison, par ailleurs bénéficiant d'un excellent doublage français. Même la musique n'est pour une fois pas un accessoire secondaire, et au final la saison 2 de Prison Break offre un bien meilleur divertissement que la première.

Excellente mise en scène, stress haletant, récit davantage varié: la deuxième saison de Prison Break sait maintenir l'intérêt.

On regrettera malgré cela que le dénouement de la saison 2 soit retombé dans une certaine linéarité. On peut également craindre pour la suite de la série, qui en raison des demandes du public americain, reviendra à ses débuts, à savoir un milieu carcéral, ce qui pourrait impliquer qu'elle renouera avec les défauts de la première. Prison Break n'est donc pas encore devenu un gage certain de qualité mais cette deuxième saison a montrée que la série avait beaucoup à offrir et on ne peut qu'espérer qu'elle suivra l'évolution positive lancée par cette nouvelle saison.



Publié dans Séries

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ahmed 31/05/2008 21:42

je ve voire prison break saison 2

mimita 13/01/2008 21:08

LOVEI LOVE YOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU MAYCHEL I LOVE YOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU

naima 30/12/2007 12:40

felicitationbravo les personnages de prison break
c'est une histoire fantastique
felicitation

beni67 29/11/2007 17:49

Ah! Une critique positive de la saison 2! Perso, je l'ai bien aimé même si je la trouve en dessous de la première, justement parce que comme tu le dis, la série tombe dans "une certaine linéarité". On avait beaucoup de choses dans la première saison et j'ai l'impression que l'accent est mis ici sur l'action. Je crois que j'aurais aimé que cette chasse à l'homme soit encore plus haletante. Par contre, contrairement à toi, je trouve que les émotions sont moins au rendez-vous.
Et pour les morts, je suis totalement d'accord même si je ne pense pas qu'elles soient toutes dues à la volonté des acteurs de quitter la série. Kellerman, Abruzzi et le "disjoncté" auraient pu nous livrer des histoires passionantes. bref, je m'attendais à bien pire que ça donc j'ai été agréablement surpris :)