Le Rêve de Cassandre: le Woody de l'année

Publié le par Leon9000

Colin Farrell et Ewan McGregor. TFM Distribution

Le premier film de Woody Allen critiqué sur ce Blog est justement celui où il change sa mécanique. Plus de bourgeois au premier plan mais une classe ouvrière justement en quête de gloire, l'immoralité de ses oeuvres laissant ici davantage la place à l'intensité dramatique. L'intrigue se focalise en effet sur le parcours de deux frères qui pour chercher la richesse vont s'enfoncer dans le vice et le pêché. L'oeuvre rappelle régulièrement les vieilles intrigues policières à l'accent british avec ses soudaines poussées dramatiques et ses références mythologiques. Pour le reste, on retrouve la patte habituelle du bon Woody avec ses fameux dialogues à la tonalité si délicieusement naturelle, son excellente direction d'acteurs au top de leur forme (Colin Farell excellent en personnage paumé dépassé par les évènements, Ewan Mcgregor toujours aussi charismatique en fils de bonne famille jouant les playboys) .Des acteurs surlesquels Woody se concentre toujours en premier lieu à travers de longs plans séquences mettant en valeur le jeu des comédiens, une pratique d'autant plus honorable quand le but de maints films actuels est de multiplier le plus de plans possibles en une minute.

Le cinéaste garde la santé et malgré la longue carrière qu'il a derrière lui, parvient encore à captiver le public grâce à son savoir faire et la maitrîse de son art. Aprés Match Point et Scoop, le Rêve de Cassandre clôt d'une belle manière sa trilogie Londonienne en privilégiant davantage l'émotion que le rire, pour un résultat se regardant avec toujours autant de plaisir.



Publié dans Films vus en salles

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