Terminator Renaissance: "Ici John Connor!'

Publié le par Leon9000

Christian Bale et Sam Worthington. Sony Pictures Releasing France

"Tu as essayé de tuer ma mère, tu as tué mon père...tu ne me tueras pas!"

« Je reviendrais ! ». Il l’avait promis, il l’a fait ! Sauf que cette fois Arnold n’est plus au devant de la scène. Occupé par ses fonctions de gouverneur de Californie, l’acteur n’est ainsi plus au premier plan dans ce Terminator Renaissance. Si certains considéraient comme un scandale de voir arriver un Terminator sans Scharwzy, d’autres y voyaient au contraire une bonne occasion d’apporter un nouveau souffle à la saga. Après le décevant Terminator 3, pale copie sans âme du Terminator 2 de James Cameron, la priorité de ce quatrième opus était d’instaurer une nouvelle inspiration dans cette franchise. La nomination de McG, réalisateur peu glorieux de Charlie et ses drôles de dames, pour la mise en scène du film avait suscité beaucoup de crainte mais finalement ses quelques peurs s’envolent rapidement devant le résultat final. Sans être exceptionnelle, la réalisation est globalement convaincante mais c’est surtout l’atmosphère du film qui impressionne. Avec en toile de fond ces paysages arides et désertiques, Terminator Renaissance offre une vision percutante d’un monde apocalyptique où l’humanité entière est devenu la proie des machines, véritables incarnations de l’enfer et traquant les humains avec une férocité implacable, à l’image du Terminator des précédents films. S’il est regrettable d’avoir parfois affaire à quelques machines sentant un peu trop l’image de synthèse, les Terminator eux dégagent toujours un sentiment oppressant de menace. Portée par une photographie superbe, Terminator Renaissance a indéniablement réussi son pari du point de vue de son ambiance et tranche radicalement avec le style de ses prédécesseurs tout en se situant habillement dans leur continuité à travers de nombreux clins d’œils tant dans la réalisation que dans les dialogues.


C’est davantage du côté du scénario que le problème se pose. Malgré la participation de Jonathan Nolan à l’écriture du scénario, (frère de Christopher Nolan et scénariste de Dark Knight, Memento ou le Prestige, excusez du peu) les ambitions de ce Terminator Renaissance semblent parfois échapper au contrôle des scénaristes qui livrent une intrigue assez mal maîtrisée. En premier lieu, le nombre important de protagonistes discrédite l’ensemble, la plupart des personnages n’ont droit qu’à une exploitation médiocre ou incomplète. Les deux personnages principaux du film, interprétés par Christian Bale et Sam Worthington, se volent à tour de rôle la vedette. Les deux acteurs sont charismatiques et incarnent leurs rôles avec conviction (même s’il est plus préférable de voir John Connor campé par un Christian Bale toujours aussi passionné à l’écran) , mais plutôt que de s’entraider ils finissent par s’enlever mutuellement de l’importance. Si le divertissement du film est assuré grâce à ces scènes d’action efficaces et son ambiance délectable, il est frustrant de constater le manque de structure dans un scénario où John Connor apparaît presque comme un protagoniste secondaire après avoir été présenté comme le héros du film, quelques minutes auparavant. Fort heureusement, le scénario se rattrape dans sa dernière partie en livrant plusieurs rebondissements efficaces et en présentant des références ingénieuses au passé de la saga. Le caméo tant espéré de Schwarzenegger est ainsi habilement amené et les deux héros parviennent enfin à s’imposer ensemble, le récit trouvant finalement le bon équilibre entre les deux têtes d’affiches. Si la réflexion du film est loin de la maturité intellectuelle de Matrix ou Ghost in the Shell, le scénario tente néanmoins d’apporter également une petite réflexion bienvenue sur la condition humaine parmi ce déluge d’action. Il est néanmoins regrettable que du point de vue musical, Danny Elfman livre une composition décevante pour ce Terminator se contentant de reprendre sans cesse les thèmes cultes de la saga.

Christian Bale. Sony Pictures Releasing France

La boucle est bouclée.



Spectaculaire, divertissant et surtout apportant enfin la nouvelle intensité créatrice dont la saga avait besoin, ce Terminator Renaissance tient globalement ses promesses. Le scénario inégal, manquant de structure et peut être de profondeur, empêche le film d’atteindre les sommets de qualité mais il est plus agréable d’avoir affaire à un Terminator Renaissance tentant même maladroitement d’amener des changements importants dans sa saga qu’un Terminator 3 copiant avec paresse et sans intelligence ses aînés. S’il est vrai que le spectateur peut bien se demander que pourrait t-il encore y avoir à raconter après le dénouement de ce quatrième volet, la saga du Terminator n’a certainement pas encore montrée toutes ces facettes comme l’a prouvé ce quatrième volet.

Christian Bale. Sony Pictures Releasing France

Sony Pictures Releasing France



Publié dans Films vus en salles

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Darkskywalker 17/06/2009 15:00

Tu peux tenter ta chance Lili, ce film est dans tous les cas un bon divertissement et reste beaucoup plus intéressant que le Terminator 3 qui copiait lamentablement le second volet de James Cameron. A la limite, attends la fête du cinéma pour aller le voir entre deux autres blockbusters de l'été lol
Sinon je suis plutôt en attente de résultats à l'heure actuelle, j'ai les résultats de la licence dés demain, j'attend toujours la réponse pour la fac de cinéma et les cités universitaires et je suis également en pleine recherche d'autres boulots d'été. Prends soin de toi et vive le cinéma!

lili 17/06/2009 11:04

Ah ben tu as l'air d'avoir bien aimé ce film !
(D'où les trois étoiles^^)

J'avais eu des remontées plutôt négatives jusque maintenant, du coup j'étais pas trop motivée pour aller le voir...
J'avais pourtant adoré le premier^^
(Pas vu les autres, j'ai du retard à rattraper xD)

Bizz et à bientôt !
(T'es bien en vacances ? dans ce cas bonnes vacs à toi et pense à ceux qui bossent :p)

Lili